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Total, Treiber, Régionales : Frédéric Lefebvre était l'invité de RTL (vidéo)

Créé le 22/02/2010 à 08h52 - Mis à jour le 23/02/2010 à 09h49

Frédéric Lefebvre sur RTL le 19 octobre 2009

Frédéric Lefebvre sur RTL le 19 octobre 2009 / La rédaction de RTL

Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie lundi matin. Il est revenu sur Total, mais aussi sur le suicide de Jean-Pierre Treiber et les élections régionales. Bonjour Frédéric Lefebvre.

Bonjour Jean-Michel Aphatie.

La CGT appelle l'ensemble des raffineries françaises à cesser le travail pour préserver le site industriel de Dunkerque, une raffinerie qui appartient au groupe Total. Du coup, nous sommes menacés par une pénurie d'essence. Dans cette affaire, Frédéric Lefebvre, vous comprenez la démarche de la CGT ?

Vous savez, moi, je pense qu'il faut aller vite. Je veux d'abord saluer ce qu'a fait le gouvernement, sa fermeté, ce qu'a fait Christian Estrosi.

Il n'a pas fait grand chose ?

Si, il a obtenu des engagements très précis du Président de Total.

Et ces engagements suffisent ou pas ?

Mais justement, ce que je veux dire c'est qu'il y a un moment où les discours c'est bien, mais ce qui compte ce sont les actes. Et donc je demande que le Président de Total mette en conformité ses discours et ses actes et le plus rapidement possible.

Le Président de Total promet qu'aucun emploi ne sera supprimé et que le site de Dunkerque sera réindustrialisé. Qu'est-ce que vous attendez de plus ?

Qu'aujourd'hui, ça ne se traduise pas par des tables rondes, comme il a été promis pendant les discussions avec les syndicats, mais que ça se traduise par des faits. Ecoutez à partir du moment où c'est fermé, le site, il va falloir le rouvrir. Il va falloir le rouvrir sur des bases claires avec de l'activité et avec des emplois. C'est l'engagement qui a été pris devant le gouvernement.

Le site est fermé depuis début septembre et il n'est pas possible, selon la Direction de Total, de faire ce que les salariés demandent c'est-à-dire une remise à niveau parce qu'il n'y aura plus de raffinerie, dit le groupe Total, à Dunkerque.

C'est pour ça que je dis qu'il faut, maintenant, des actes. Il a été dit dans le bureau de Christian Estrosi qu'il y aurait une nouvelle activité ; qu'il y aurait pour chaque employé de l'activité ; qu'il n'y aurait pas de perte d'emploi, pas de licenciement et que le site réouvrirait d'une manière ou d'une autre. Il faut que maintenant ça se fasse rapidement.

Cela ne peut pas se faire en deux jours. C'est plus long que ça, le comité central d'entreprise le 29 mars.

Monsieur Aphatie, on va voir comment les choses se passent. Moi, je compte sur le gouvernement pour rester ferme et exiger dans les heures qui viennent qu'il y ait des actes précis.

Frédéric Lefebvre, du côté de la CGT Total, ce matin.

En tout cas, je suis du côté de l'emploi.

Donc de la CGT.

En l'occurence, la CGT se bat pour l'emploi aujourd'hui.

Jean-Pierre Treiber, assassin présumé de Géraldine Giraud et Katia Lherbier s'est suicidé samedi matin dans sa cellule de Fleur-Mérogis. Roland Giraud, le comédien, père de Géraldine Giraud, a dit ceci sur France 2 : "c'est un scandale et un échec terrible pour l'administration pénitentiaire." Partagez-vous le jugement de Roland Giraud ?

Bien sûr. Et je suis satisfait que la Garde des Sceaux ait déclenché une enquête. Je dis que si l'enquête montre qu'il y a eu, pas beaucoup de mesures suffisantes, en tout cas pour éviter ce drame et qu'il y a eu des fautes de commises, il faudra qu'il y ait des sanctions. Cela me paraît indispensable.

Il n'y a pas de sanctions dans ces cas-là ?

C'est bien pour ça que je dis : s'il y a eu de fautes avérées, il faudra qu'il y ait des sanctions.

Donc, vous serez vigilant là-dessus ?

Très vigilant.

Il ne faut pas que cette histoire se termine comme souvent sans qu'aucun responsable soit concerné ?

Non. Même si en même temps j'ai écouté Roland Giraud et, comme lui, je pense que c'est un aveu de culpabilité, ce geste.

Et il disait aussi, pour rester sur l'administration pénitentiaire : "sans doute, ceux qui gardent les détenus en prison diront - on n'est pas assez, on n'y arrive pas -"

Attendez, il faut voir le résultat de l'enquête, mais s'il y a faute il faut qu'il y ait sanction.

Le chef de l'Etat-major des armées françaises, le général Jean-Louis Georgelin, a expliqué hier que la  recherche des deux journalistes de France 3 détenus en otage en Afghanistan avaient déjà coûté 10 millions d'euros. Certains ont jugé que cette comptabilité était un peu scandaleuse. Quel est votre jugement, Frédéric Lefebvre ?

Franchement, je pense que c'était pas le moment de dire ça. En même temps, je pense que l'on est dans une démocratie où il doit y avoir la transparence.
Alors, je ne sais pas s'il a été mitraillé de questions de journalistes et qu'il a fini par répondre. Je n'ai pas écouté l'émission.
Ce que je dis en tout cas c'est que le montant montre, et ça c'est important, que l'Etat, le gouvernement fait tout, tout pour retrouver ces journalistes. Et c'est ça qui compte aujourd'hui. Et je crois que chacun d'entre nous doit penser à ces deux hommes et à leur famille.

Le problème de ce montant, quand on l'exprime comme ça, c'est que on se demande si dans l'esprit des responsables publics, il y a un moment où l'addition est trop élevée et où arrêtera de porter secours aux deux journalistes.

Bien sûr que non et c'est pour ça que je redis que ça n'est pas le moment. Mais qu'il y ait la transparence, ensuite, le moment venu, bien sûr.

Ensuite ?

Ensuite.

Donc on s'est trompé dans les rythmes quand on fait état de l'addition.

Une polémique nous surprend, dans la campagne des élections régionales : elle concerne un responsable socialiste qui est candidat pour le compte du PS dans le Val d'Oise. Il s'appelle Ali Soumaré.

Il est même tête de liste.

Tête de liste dans le Val d'Oise. Et les adversaires de l'UMP dans ce département, font état de son casier judiciaire qui serait, disent-ils, chargé. est- ce que c'est un argument de campagne, le casier judiciaire, Frédéric Lefebvre ?

Ecoutez, oui. Mais j'ai été surpris comme vous tous. J'ai d'ailleurs été interrogé par RTL puisque nous n'étions pas informés de la démarche des élus du Val d'Oise. J'ai eu depuis Axel Poniatowski.

Qui est tête de liste UMP.

Qui est tête de liste UMP. Ils sont interpellés tous les jours par des citoyens du Val d'Oise qui ne comprennent pas que ce Monsieur ait été choisi pour être tête de liste par les Socialistes. Et j'entendais, puisque le PS Monsieur Huchon explique que - c'est James Bond,là -  que ça a été trouvé, des complicités dans la police, des informations des complicités dans la justice. J'ai fait un truc très simple pour vous, Monsieur Aphatie.

C'est très gentil.

J'invite d'ailleurs tous les auditeurs à le faire. Il suffit d'aller sur Internet. Il y a un document CERFA qui correspond au code de procédure pénale, document d'une copie de décision de justice pénale - chaque citoyen peut le faire - il suffit d'aller au greffe du tribunal. C'est ce qu'on fait les élus. Ils ont récupéré un certain nombre d'éléments très précis. Et je crois qu'il est normal, parce que c'est une élection, que les gens sachent à qui ils ont affaire.
Or en l'occurrence ce Monsieur nous est présenté comme la réussite exemplaire de l'intégration. Écoutez, moi je préfère comme réussite exemplaire de l'intégration, la numéro 2 de la liste en Seine-et-Marne, Hamida Rezeg, sur nos listes,qui est professeur dans un lycée professionnel aujourd'hui. Ses parents sont arrivés dans les années 60, de Tunisie. Ou bien Faten Hidri dans l'Essonne ou bien la tête de liste en Seine-Saint-Denis qui est capitaine de police, Monsieur Beschizza : ses parents étaient italiens, ne parlaient pas français et lui,il a réussi.

Pour parler du cas d'Ali Soumaré, vous avez vérifié avant de venir par exemple ou bien Axel Poniatowski l'a fait pour vous parce que tout ça demeure pour l'instant très opaque - si ce Monsieur Ali Soumaré avait été condamné ou non, et pourquoi ? Vous l'avez vérifié ?

Moi, je ne l'ai pas vérifié. Ce sont les élus du Val d'Oise qui l'ont vérifié. Ils ont été au tribunal. Ils ont récupéré des copies de jugement. Visiblement, mais j'invite tous les journalistes à faire le même travail : n'importe qui peut le faire. Visiblement, il a été notamment condamné la dernière fois, quinze jours ou trois semaines avant d'être investi par les socialistes.
Mais enfin, ce n'est pas qu'une condamnation : il y  en a beaucoup. Et je lisais sous la plume d'un journaliste que c'était simplement parce qu'il avait conduit sans permis. Oui, il a conduit visiblement sans permis : il a été condamné pour ça, mais il y a beaucoup d'autres choses. Et des choses notamment : vol, vol avec violence, donc des choses graves.

Mais qu'est-ce que vous voulez dire ? Qu'il n'a pas le droit d'être candidat ?

Ah écoutez, il est parfaitement éligible, mais je pense qu'il est normal dans une démocratie que les électeurs sachent à qui ils ont affaire et il faut que les socialistes, aujourd'hui, fassent la vérité sur cette affaire. J'écoutais sur votre antenne, ce matin, tout le monde dit que c'est "silence radio" au PS. Je pense qu'il est temps que le Parti socialiste dise les choses.

Et on dit aussi qu'il y a de l'embarras à l'UMP, notamment Valérie Pécresse qui ne veut pas commenter cette affaire.

Mais parce que vous savez, Valérie Pécresse comme moi-même, quand les élus du Val d'Oise ont rendu publiques ces informations, nous n'étions pas informés. Ils ont fait une recherche de citoyens, d'élus. Ils ont été dans un greffe de tribunal. Ils sont allés récupérer des éléments. Nous n'étions pas informés. Alors évidement quand vous n'êtes pas informé, que vous ne connaissez pas le détail d'une affaire, vous ne la commentez pas.

Ca ne sent pas bon, parfois les campagnes électorales, Frédéric Lefebvre !

Vous savez, ce n'est pas une question de sentir bon ou pas.

Des fois, ça ne sent pas bon.

Je vous laisse responsable de vos propos.

C'est gentil.

Parce que j'imagine que vous parlez de la tête de liste.

C'est la tournure que prend le débat, quoi, voilà.

Parce que je ne pense pas que vous puissiez remettre en cause l'idée que la vérité soit faite sur les candidats.

Non, non.

Il est quand même normal que les citoyens se prononcent en tout état de cause, en sachant ce qu'ont fait les uns et les autres.

Et bien, ils le sauront sans doute. Cette affaire va sans doute amener beaucoup de commentaires.

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