Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 23/05/2011 à 20h06

Thierry Mariani dans les studios de RTL / RTL.Fr
"Je ne suis pas particulièrement inquiet". Invité de RTL midi, Thierry Mariani, le secrétaire d'Etat aux Transports, a affirmé lundi que les risques d'une perturbation de l'espace aérien français en raison de l'éruption du volcan islandais Grimsvötn étaient "extrêmement faibles". En avril et mai 2010, suite à l'éruption du volcan Eyjafjöll, la plus grande fermeture d'espace aérien avait été décrétée en Europe en temps de paix, provoquant l'annulation de plus de 100.000 vols et bloquant plus de huit millions de passagers sur un mois. Une situation qui ne devrait pas se reproduire selon Thierry Mariani, qui affirme que le gouvernement a retenu les leçons de l'épisode de l'an dernier. "Si le nuage arrive et que les cendres ne sont pas denses, on volera", affirme Thierry Mariani, qui demande aux gens de "ne pas annuler leurs vols". "Il ne faut pas paralyser le trafic", a conclu Thierry Mariani.
Le volcan islandais Grimsvötn continuait lundi de cracher un lourd nuage de cendres et, même si son activité a diminué, l'Europe de l'Ouest sous le choc du chaos provoqué il y a un an par l'Eyjafjöll, craint de premières retombées dans les jours qui viennent.
"Les spécialistes prédisent que la cendre peut se diriger vers l'Europe plus tard dans la semaine, mais ce n'est qu'une possibilité, ce n'est pas garanti", a déclaré à l'AFP le géophysicien Einar Kjartansson, de l'Institut météorologique islandais.
Selon le météorologue Peitur Arason, "les vents de basse altitude (...) soufflent fort en direction de la Grande-Bretagne, mais à plus haute altitude ils soufflent vers le nord-ouest". Il estime que les cendres qui constituent "la moitié inférieure" du panache pourraient bien avoir un impact sur le trafic aérien en Europe dans les jours qui viennent.
Tandis que le Groenland a annoncé la fermeture d'une partie de son espace aérien et que la Norvège a suspendu les liaisons avec son archipel du Svalbard (Spitzberg) dans l'Arctique, l'Islande dont l'espace aérien est fermé depuis dimanche, pourrait rouvrir son aéroport international de Reykjavik-Keflavik dans la journée ou dans la soirée, a annoncé à l'AFP une porte-parole des autorités aéroportuaires islandaises (Isavia), Hjordis Gudmundsdottir.
"Une semaine ou deux"
Il a estimé que l'éruption pourrait durer "une semaine ou deux", mais a souligné qu'il était "impossible" de réellement prévoir cette durée.
Les dernières éruptions du Grimsvötn ont été courtes et d'une intensité qui a rapidement décru après de premières heures puissantes. L'éruption qui a débuté samedi a été très forte et la région aux alentours du volcan a été rapidement recouverte d'une épaisse couche de cendres.
Selon de premières constatations, les cendres crachées par le Grimsvötn sont plus lourdes et se déposent à terre plus vite que celles de l'Eyjafjöll.
Néanmoins, les Bourses européennes ont réagi avec inquiétude à l'éruption du Grimsvötn, craignant une répétition du scénario catastrophe qui avait entraîné la plus grande fermeture d'espace aérien décrétée en Europe en temps de paix, avec plus de 100.000 vols annulés et plus de huit millions de passagers bloqués sur un mois.
Publicité
Publicité
Publicité