
Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Lyon le 17 mars à Lyon
Crédit : AFP / Philippe DesmazesCrédit : Jérôme Chappuis
Hollande et "l'abandon du champ de bataille républicain"
Aux cris de "on va gagner!" lancés par des militants revigorés par une embellie dans les sondages, M. Sarkozy a accusé M. Hollande de ne pas "respecter" les Français apportant des modifications à certaines mesures-phares comme l'imposition à 75% des très hauts-revenus.
"On ne respecte pas les Français quand, un jour, on leur dit qu'on veut lutter contre l'immigration clandestine, que, le lendemain, on déclare qu'on va régulariser massivement les clandestins, le surlendemain qu'on les régularisera au cas par cas et, le jour suivant, que l'on ne changera pas les règles actuelles", a également dénoncé M. Sarkozy.
Il a accusé François Hollande de "dire tout et n'importe quoi" sur le sujet des retraites. Le candidat UMP a aussi qualifié d'"abandon du champ de bataille républicain" la décision du PS de ne pas avoir pris part au vote sur la loi interdisant le port de la burqa.
Suppression du mot "race" de la Constitution : injure aux victimes du nazisme
De même, il a raillé la volonté de son rival PS de retirer le mot "race" de la Constitution, ainsi que son souhait de modifier le dispositif des Zep et Zup. Nicolas Sarkozy jugeant en substance que cela ferait injure aux victimes du nazisme car le mot a été "écrit dans le préambule de 1946" avec leur "sang".
"Le mot race a été écrit dans le préambule de (la Constitution de) 1946, et ici (à Lyon) on comprend que ce mot a été écrit avec le sang, le sang des Français libres, le sang des Résistants, le sang des fusillés et le sang des déportés des camps d'extermination (...) pour que nul n'oublie jamais les millions de victimes de la plus grande entreprise raciste que le monde ait connue", a lancé le président-candidat au cours d'un meeting à Chassieu (Rhône). "Je ne laisserai pas effacer ce mot d'un document qui est un document sacré dans l'histoire de France", a-t-il ajouté.
Le 10 mars à Paris, dans un meeting consacré à l'Outre-mer, le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, avait annoncé qu'il demanderait au Parlement, s'il est élu, "de supprimer le mot race de notre Constitution".
"Supprimons donc le mot 'pauvreté' et il n'y aura plus de pauvres"
"Et voilà maintenant que c'est le mot 'zone' qui doit disparaître parce qu'il sonne mal comme si en faisant disparaître le mot on faisait, d'un coup de baguette magique, disparaître les difficultés qui se concentrent dans certains quartiers!", a ironisé M. Sarkozy. "Supprimons donc le mot 'pauvreté' et il n'y aura plus de pauvres !", a-t-il lancé devant un public acquis à sa cause. 
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10/04/2013 - 09h48
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