Crédit : AFP TV
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La course est devenue plus ouverte depuis la défaite de Ségolène Royal, battue par le dissident de gauche Olivier Falorni dans la première circonscription de Charente-Maritime. Elle avait auparavant fait officiellement acte de candidature du "perchoir", pour succéder à l'UMP Bernard Accoyer.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait soutenu la candidature de Ségolène Royal à la présidence de l'institution et avait estimé que la nomination d'une femme serait un symbole important pour un parti engagé dans la parité.
Guigou, Bartolone et Glavany
"Je suis candidat à la présidence de l'Assemblée nationale", a déclaré Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis et ancien ministre de la Ville. "J'ai tenu à respecter les temps : celui des primaires, celui de la présidentielle, celui des législatives. Nous avons désormais une majorité. Le moment est donc venu de proposer ma candidature", ajoute-t-il dans cet entretien publié lundi.
L'ancienne ministre de la Justice Elisabeth Guigou s'est déclarée lundi "disponible" pour se porter candidate, en précisant que la décision devait être "prise collectivement" par le groupe PS qui doit se réunir jeudi.
"Je souhaite avoir des responsabilités au bureau de l'Assemblée nationale, et si c'était la plus haute qui m'était confiée, ce serait évidemment un grand honneur pour moi de l'assumer, mais il faut qu'il y ait un dispositif collectif (...) Je marque ma disponibilité mais je ne souhaite pas être dans une démarche individuelle", a-t-elle dit à des journalistes dans les couloirs de l'Assemblée.
Réélu dans sa circonscription des Hautes-Pyrénées, Jean Glavany, ancien ministre de l'Agriculture, a donné une conférence de presse où il a expliqué avoir pris sa décision dimanche soir à l'annonce de son succès. "Je suis candidat à la présidence de l'Assemblée nationale (...) parce que j'ai la passion du Parlement, parce que je connais cette maison ayant été assistant parlementaire dans les années 70 et député depuis 1993", a-t-il dit. Selon lui, l'élection de François Hollande offre au Parlement une "occasion inestimable de construire une République exemplaire". "Je veux avec tous les parlementaires être à la pointe de ce combat", a-t-il expliqué.
Jean Glavany, un fidèle de l'ancien président François Mitterrand et de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, a été accusé par Ségolène Royal d'avoir comploté contre elle à La Rochelle, ce qui aurait précipité sa défaite aux élections législatives de dimanche.
Le nom d'une autre ancienne ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, avait été également cité, mais cette hypothèse n'est pour l'heure pas confirmée. Elle devrait démissionner de ses fonctions de ministre de la Réforme de l'Etat en cas d'élection. L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, avait manifesté son intérêt mais il a été battu de justesse dimanche dans la circonscription de Lorraine où il avait été "parachuté".
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10/04/2013 - 09h48
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