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Etats-Unis : Mitt Romney empoche l'investiture républicaine

Le candidat républicain Mitt Romney le 3 février 2012 à Sparks, dans l'Etat du Nevada

Le candidat républicain Mitt Romney le 3 février 2012 à Sparks, dans l'Etat du Nevada

Crédit : AFP / Emmanuel Dunand

Avec une victoire attendue au Texas mardi soir, le Républicain Mitt Romney récupère un nombre suffisant de délégués pour être investi candidat du Parti de l'Elephant. Il affrontera Barack Obama le 4 novembre prochain pour tenter de s'emparer de la Maison Blanche.

1.144 délégués nécessaires pour être désigné

Mitt Romney a décroché mardi l'investiture comme candidat du Parti républicain à l'élection présidentielle américaine du 6 novembre à l'issue d'une victoire attendue à la primaire du Texas, a annoncé la chaîne de télévision Fox News. Cent cinquante-cinq délégués sont en jeu dans le "Lone Star State" et l'ancien gouverneur du Massachusetts devait en rallier moins de la moitié pour franchir le seuil de 1.144 délégués nécessaire à la nomination.

En validant formellement son investiture, Mitt Romney écarte tout risque d'un putsch de l'aile droite lors de la convention républicaine qui doit se tenir fin août en Floride, une menace un moment brandie par Gingrich quand la course était encore indécise.

L'ancien gouverneur du Massachusetts et son équipe pourront commencer à négocier la liste des orateurs de la convention et le programme du parti avec le Comité national républicain, l'instance dirigeante du parti de l'Elephant.

Objectif : Maison Blanche

Entrepreneur et homme politique, multimillionnaire, Mormon, décrit comme "modéré", il a désormais la tache de ravir le Bureau oval à Barack Obama, le président démocrate, en lice pour sa réélection.

Il y a quelques semaines, les défections des ultra-conservateurs Newt Gingrich et Rick Santorum des primaires républicaines, laissait supposer une issue largement en faveur de Romney.

Le camp Obama prêt à la bataille

Face à la menace d'un adversaire qui prend désormais son envol après avoir été longtemps empêtré dans une primaire difficile, le camp Obama s'est lancé ces derniers jours dans un violent tir de barrage contre M. Romney. L'équipe de M. Obama vise en particulier la carrière du républicain à la tête du fonds d'investissement Bain Capital. Dans des spots télévisés, M. Romney est dépeint comme un "vampire", un "destructeur d'emplois" ou le "contraire de Robin des Bois", sur fond d'images d'usines liquidées et d'employés licenciés.

De son côté, M. Romney tente de focaliser sa campagne sur l'économie et assure qu'il est mieux à même que Barack Obama de redresser l'économie américaine. Il a ainsi récemment promis, s'il est élu, de ramener à 6% le taux de chômage qui se maintient actuellement à 8,1%. Cette promesse a immédiatement été moquée par le camp Obama qui affirme que les projections des économistes prévoient déjà une baisse du chômage à 6% dans les quatre prochaines années.

Dans un spot télévisé diffusé mardi, M. Romney attaque la politique énergétique du président Obama en soulignant que l'administration de ce dernier a donné des "milliards de dollars" à des entreprises qui ont ensuite perdu ces fonds. Dans un discours prononcé mardi à Craig (Colorado, ouest), M. Romney n'a pas mentionné la primaire du Texas et a concentré ses attaques contre M. Obama. En outre, loin du Texas, M. Romney sera mardi soir à Las Vegas (Nevada, ouest) auprès du milliardaire Donald Trump pour une réunion destinée à lever des fonds pour sa campagne.

Une proximité trop grande avec Donald Trump ?

Mais s'il espère profiter de la notoriété et des dons du milliardaire, Mitt Romney pourrait aussi pâtir d'une proximité trop grande avec M. Trump, qui cherche à ressusciter une vieille polémique selon laquelle M. Obama serait né au Kenya et non à Hawaï.

Mardi, l'équipe de campagne de M. Obama a critiqué M. Romney pour ses liens avec la magnat de l'immobilier. "Le fait que Mitt Romney continue à être lié à Donald Trump et refuse de condamner ses théories du complot honteuses démontre son manque complet d'autorité morale", a affirmé la porte-parole Stephanie Cutter.

(Avec AFP)

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