
Le dirigeant de la gauche radicale grecque, Alexis Tsipras (c) et les deux leaders du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon (à gauche) et Pierre Laurent (à droite) à Paris le 21 mai 2012
Crédit : AFP, Joel SagetCrédit : Gwendolyne Debono
Crédit : Gwnedoline Debono
Crédit : AFP VIDEO
Tsipras, jeune et déjà expérimenté
Tsipras voit le jour en 1974, quelques jours après la fin de la
dictature militaire. Ce père d'un jeune enfant a grandi dans un quartier
populaire de la capitale grecque avant d'intégrer l'École Polytechnique
d'Athènes -- où une révolte en 1973 avait été réprimée dans le sang par
les colonels.
M. Tsipras, gamin de la gauche grecque, fait déjà figure de vieux routard de la politique avec deux décennies d'expérience à son actif. M
embre des Jeunesses communistes KKE à la fin des années 80, ce brun charmeur au style décontracté a gagné ses premiers galons au début des années 1990 dans la révolte des lycéens contre une réforme libéralisant le système éducatif.
Au début des années 2000, M. Tsipras, ingénieur de formation, participe à la formation, avec d'autres petites mouvances de gauche, de la coalition du Syriza qui se distingue des communistes par son positionnement pro-européen.
Député depuis 2009, il créé la surprise en imposant son mouvement comme deuxième force politique du pays lors du scrutin du 6 mai, qui n'a accouché d'aucun gouvernement.
Rester dans l'euro mais stopper la politique d'austérité
Inlassable pourfendeur d'une austérité dont il dénonce aussi l'inefficacité, M. Tsipras s'est lui fait peu d'amis en Allemagne, qui menace régulièrement Athènes d'une sortie de la zone euro en cas de non-respect des mesures de rigueur.
Défiant marchés et partenaires, il a annoncé son intention d'"annuler" ce memorandum si son parti remporte la bataille électorale, tout en se défendant de vouloir ramener le pays à la drachme.
"Notre élection ne signifie pas que nous allons sortir de l'euro. Au contraire", a-t-il récemment assuré à Berlin et Paris.
L'issue du duel entre Syriza et Nouvelle-Démocratie est incertaine. Les deux partis étaient au coude à coude début juin dans les sondages, sans perspective de majorité absolue. 

Publicité
Publicité
10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
10/04/2013 - 09h36
10/04/2013 - 09h34
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.