
François Hollande, le 29 juin 2012 à Bruxelles
Crédit : AFP/Archives / Georges GobetCrédit : Florence Cohen
Crédit : Bernard Poirette
Des mesures fortes pour ces premiers 100 jours...
Cent jours après son élection, François Hollande a coché plusieurs cases sur la longue liste de ses promesses électorales. Le président de la République, en déplacement mardi dans le Var, s'est abstenu de tout commentaire sur ses premiers pas. Ce sont deux de ses principaux ministres qui sont montés au front pour défendre le bilan.
Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a vanté la première hausse du smic depuis cinq ans, l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire, la suppression de la "TVA sociale", le blocage des loyers, le durcissement de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui travaillent depuis longtemps. Il a également annoncé pour la fin août des mesures afin de limiter la hausse des prix du carburant.
"Sur ces 100 jours, je ne dis pas que nous avons tout fait mais je suis très fier de ce qui a été déjà engagé dans le respect des promesses de François Hollande", a-t-il déclaré.
...mais le plus dur reste à venir
Mais la rentrée du président "normal" s'annonce hors normes : chômage record, récession menaçante, crise syrienne... En vacances, François Hollande, qui a fêté dimanche ses 58 ans,
regagnera l’Élysée au plus tard le 21, à la veille du Conseil de
ministres de rentrée. De nombreux dossiers attendent son arbitrage et celui du Premier ministre
: les contours de la taxation à 75% des très hauts revenus, le blocage
des prix des carburants, la ratification du traité budgétaire européen.
Le chef de l’État doit également convaincre les Français qu'il est l'homme de la situation à en croire un sondage Ifop pour Le Figaro publié samedi. 54% des sondés sont insatisfaits de son action même si 57% lui savent gré de tenir ses engagements de campagne.
Le gros morceau de la rentrée sera le bouclage du budget 2013, avec en toile de fond les engagements annoncés durant la campagne d'un retour à l'équilibre des finances publiques en 2017. La Cour des comptes évaluait à 33 milliards d'euros début juillet le montant de l'effort nécessaire pour que la France reste dans les clous de ses engagements internationaux l'an prochain (déficit à 3% du PIB).
Mais la situation économique s'est encore dégradée depuis, et l'exécutif est confronté au problème de la relance. L'économie française a en effet enregistré une croissance nulle pour le troisième trimestre consécutif sur la période avril-juin, selon les premiers résultats des comptes nationaux trimestriels publiés mardi par l'Insee. 
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10/04/2013 - 09h48
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