Crédit : Marie-Bénédicte Allaire
Ultimes tractations
"L'annonce se fera mercredi, avant l'ouverture du Conseil national ("parlement" du parti) prévu à 16 heures à la Mutualité", a expliqué la direction. Le conseil national du PS de mercredi doit entériner les "motions" déposées en vue du Congrès de Toulouse de fin octobre. Le mode de désignation du premier secrétaire prévoit ensuite un vote des militants les 11 et 18 octobre, celui ne devrait être qu'une formalité: il y a fort à parier que cinq mois après l'élection de François Hollande, les 175.000 adhérents du PS se prononceront pour la motion Aubry-Ayrault et son premier signataire.
La direction du PS a également souligné qu"'à l'heure actuelle, le rassemblement (NDLR : autour de la motion majoritaire) se poursuit dans un bon climat". Une façon de confirmer que l'aile gauche du PS continue à négocier (avec les partisans du ministre délégué à l'Economie sociale Benoît Hamon) en vue d'une motion commune.
L'accord qui semble se dessiner implique en effet une modification du texte initial de la direction sortante, selon un responsable du parti. Car les négociations de dernière minute portent aussi sur les équilibres entre les différentes sensibilités au sein des instances dirigeantes.
Mon premier c'est Désir
En tout état de cause, Harlem Désir, soutenu par plusieurs membres du gouvernement, en particulier les "hollandais", semble, sauf surprise, l'emporter. "C'est plié pour Harlem", s'est risqué l'un d'eux. "C'est fait, c'est lui", a assuré aussi un grand élu socialiste.
Harlem Désir serait encadré, dans un dispositif qualifié par certains de "triumvirat", de deux autres personnalités : le député de Seine-Maritime Guillaume Bachelay, fabiusien proche de Martine Aubry (qui deviendrait numéro 2), et le député de Seine-et-Marne, Olivier Faure, proche de François Hollande et conseiller politique de Jean-Marc Ayrault.
Interrogé dans la journée, Harlem Désir a paru sûr de lui, déclarant être "un candidat de rassemblement, de synthèse même, je l'assume". "C'est un beau mot". Il a répliqué à son rival Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, qui venait de l'accuser, par média interposé, d'être "le candidat du gouvernement" alors que lui se présentait comme "le garant de l'indépendance des militants".
"Je suis le candidat de la démocratie militante, du rassemblement qui est indispensable pour soutenir le président de la République et de la poursuite de la rénovation" du PS engagée par Martine Aubry, a-t-il souligné. Considère-t-il avoir encore une chance, alors que l'appareil semble avoir scellé l'avenir du parti ? "Au Parti socialiste, tout est possible", a lui-même répondu l'intéressé.
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10/04/2013 - 09h48
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