Les Dossiers de RTL.fr - Présidentielle 2012
A écouter
POLITIQUE

Primaire écolo : les quatre candidats face aux militants à Toulouse

Créé le 07/06/2011 à 08h45

Nicolas Hulot et Eva Joly lors du premier débat à Toulouse, le 6 juin 2011

Nicolas Hulot et Eva Joly lors du premier débat à Toulouse, le 6 juin 2011 / AFP / Rémy Gabalda

La primaire écologiste pour la Présidentielle est sur les rails. Les quatre candidats à la candidature écologiste pour la Présidentielle, dont Eva Joly et Nicolas Hulot, ont commencé leur bataille lundi par un premier débat à Toulouse dépourvu d'attaques personnelles. Alors que l'ex-animateur d'Ushuaïa a suscité la polémique le week-end dernier en tendant la main aux centristes, la patronne d'Europe Ecologie-Les Verts Cécile Duflot n'a vraiment pas semblé lui tenir rigueur pour ses propos sur Jean-Louis Borloo. Eva Joly a souhaité œuvrer contre la précarité énergétique, pour une "société plus juste" et "sortir de la société du tout jetable". Nicolas Hulot a ensuite voulu montrer un "magnifique chemin d'espoir", opposant à la vision productiviste, une "vision moderne" notamment dans le domaine agricole, la fiscalité ou par un "nouveau modèle énergétique" créateur d'emplois et une "croissance sélective". Après tirage au sort, Eva Joly a été la première à prendre la parole autour de la grande table ovale en chêne clair devant quelque 600 militants réunis à la Halle aux grains de la ville rose. Citant René Dumont, elle a levé son verre d'eau comme le premier candidat écologiste à la présidentielle l'avait fait en 1974, pour dire que "le temps de l'écologie est venu parce que nous sommes 'environnés' de crises tellement violentes que tout le monde les voit".

Eva Joly, qui avait vivement attaqué durant le week-end son principal rival Nicolas Hulot après une déclaration évoquant un possible rapprochement avec le centriste Jean-Louis Borloo, a parlé d'une "nouvelle société plus juste et plus démocratique. Elle a évoqué des thèmes de transformation sociale et proposé la création d'un "tribunal pénal international écologique" pour les crimes contre l'environnement. Elle a ensuite répété qu'un rapprochement avec une personnalité comme Jean-Louis Borloo était à ses yeux impossible, "sauf à entretenir la confusion".

Nicolas Hulot a repoussé les accusations sur son ambiguïté, répondu qu'il assumait une volonté d'ouverture. Il dit vouloir élargir l'électorat écologiste au-delà de la gauche. "Il ne faut pas se tromper. Lors de la Présidentielle, il faut convaincre ceux qui ne sont pas convaincus. Le combat viendra après. Pour ça, il va falloir qu'on soit au pouvoir, d'une manière ou d'une autre", a-t-il dit. Il a indiqué vouloir "assumer et revendiquer une écologie heureuse, généreuse, créatrice".

L'ancienne juge Eva Joly, l'élu alsacien Henri Stoll et le militant anti-nucléaire Stéphane Lhomme briguent avec lui les suffrages des militants et sympathisants écologistes, pour représenter leur organisation à ce scrutin de 2012 où les Verts rêvent d'une percée.

Publicité

Publicité

Publicité