Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 19/02/2012 à 10h00

Nicolas Sarkozy lors de son discours à Marseille pour son premier grand meeting de campagne / AFP/A.C.Poujoulat
Des milliers de personnes se pressaient dimanche en début d'après-midi à l'intérieur de la salle du Parc Chanot, à Marseille, où Nicolas Sarkozy doit tenir son premier grand meeting de campagne. Alors que le président Sarkozy doit prendre la parole à 15H30, des milliers de personnes se pressaient déjà dans la grande salle prévue à cet effet, qui peut contenir jusqu'à 6.000 à 7.000 places. Un écran géant est installé à l'extérieur, dans le parc. Au total sont attendues quelque 12.000 personnes venant de la région PACA et des régions limitrophes. Le meeting de deux heures environ à suivre en direct vidéo sur RTL.fr. Le parti majoritaire est en tout cas en ordre de bataille.

Une "campagne sans agressivité" ?
Sa campagne commence vraiment. Après avoir annoncé sa candidature mercredi, puis inauguré son QG de campagne samedi, Nicolas Sarkozy va animer son premier grand meeting de campagne dimanche à Marseille.
Il
a prévu d'y parler de "la France" et des "Français", ce qui devrait lui
permettre d'exalter à nouveau les "valeurs" du travail ou de l'identité
nationale.
Le président-candidat, distancé dans les sondages par son principal rival François Hollande (PS), se montre très offensif depuis son entrée en campagne et ne ménage pas ses attaques contre son concurrent, l'accusant, sans le nommer, de "mentir" aux Français et, par sa "lâcheté", d'"affaiblir" la France.
Le ton à Marseille pourrait toutefois être différent, le candidat ayant plaidé, samedi en inaugurant son QG, au 18 rue de la Convention à Paris (XVe) pour une campagne "sans agressivité". "Ce sera projet contre projet, idées contre idées", a-t-il promis.
"Projet personnel et collectif"
Alors que des livres sur la France, notamment celui du photographe Raymond Depardon, trônent ostensiblement sur les étagères de la bibliothèque de son bureau de campagne, "La France" et "les Français" seront les sujets de son allocution marseillaise, a-t-il confié samedi à la presse.
Ils devraient lui permettre de développer son triptyque "travail-responsabilité-autorité", autant de "valeurs qui permettent de construire un projet personnel et collectif", affirmait-il dans son interview au Figaro-Magazine du 11 février. Il évoquait alors le modèle social français, qu'il brocardait en 2007 et dont il se veut aujourd'hui, crise oblige, le "garant" et le "protecteur" à condition toutefois d'y apporter des "transformations".
Deux personnes prendront brièvement la parole avant le candidat: Jean-François Copé, patron de l'UMP, et Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de la cité phocéenne.
(Avec AFP)

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