Les Dossiers de RTL.fr - Présidentielle 2012
A écouter
POLITIQUE

A droite, l'opération "rassemblement" est en marche

Créé le 11/02/2012 à 16h00

Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy. / AFP

Le président de la République devrait annoncer sa candidature à l'élection présidentielle mercredi prochain. Mais les grandes manœuvres destinées à rassembler la droite ont déjà commencé. Principal objectif de l'entourage de Nicolas Sarkozy : faire disparaître les autres candidats de la majorité, afin d'éviter un "21 avril" à l'envers, qui verrait Marine Le Pen passer devant le Président sortant au premier tour. Le premier à renoncer serait Hervé Morin. Selon des proches de l'Elysée, le candidat du Nouveau Centre jettera l'éponge en fin de semaine prochaine. A la pêche aux candidats de droite, Sarkozy lance ses appâts

Opposition au mariage homosexuel, à l'euthanasie, affirmation des racines chrétiennes... Dans son interview donnée au Figaro Magazine vendredi soir, le chef de l'Etat a multiplié les appels du pied vers Christine Boutin. L'ex-ministre, toujours en quête de ses 500 signatures, avait menacé de "lâcher une bombe atomique dans la campagne de Nicolas Sarkozy" en décembre dernier. Elle a fait savoir vendredi qu'elle avait fortement apprécié les prises de position du Président sortant.

Autre cible de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy : les chasseurs, courtisés par Frédéric Nihous (candidat pour Chasse, Pêche, Nature et Traditions). Récemment, en plein Conseil des ministres, le chef de l'Etat s'est prononcé en faveur de la chasse aux oies sauvages.

Un conseiller du Président explique, sous couvert de l'anonymat, que "c'est maintenant que les ralliements ont une valeur ajoutée". "Nicolas Sarkozy veut pouvoir faire la démonstration qu'il rassemble son camp dans les jours qui vont suivre sa déclaration de candidature".

Certains autres candidats s'annoncent cependant plus coriaces à convaincre, à commencer par Dominique de Villepin ou Nicolas Dupont-Aignan.

L'opposition dénonce une porosité avec le FN

Cette stratégie de rassemblement entraîne, selon le chef de file des députés PS, "une radicalisation du discours, dans la droite ligne des propos de Claude Guéant" sur les civilisations. Jean-Marc Ayrault explique que le ministre de l'Intérieur passe son temps à "envoyer des signes à l'électorat du FN, avec lequel Nicolas Sarkozy a un problème".

Jugeant que, dans la forme, "on s'achemine encore un peu plus vers l'annonce de candidature" de M. Sarkozy, il considère en effet que "cette accélération démontre une vraie fébrilité et une inquiétude". "On voit bien que le président sortant navigue à vue et improvise dans la confusion".

Publicité

Publicité

Publicité