Crédit : Virginie Garin
"Je n'ai pas voté Eva"
"Je n'ai pas voté Eva", a indiqué au micro de RMC-BFMTV l'ancien animateur de télévision, qui avait été battu par Eva Joly lors de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts. "Non par réaction, mais parce que dans le discours de Mélenchon, pendant la campagne, j'ai trouvé plus de pédagogie sur ces sujets, sur la régulation de la finance, sur la planification écologique, je l'ai trouvé plus performant sur ces sujets", a-t-il expliqué.
En août dernier, après la désignation d'Eva Joly pour défendre les couleurs d'EELV, certains écologistes, comme Jean-Vincent Placé, avaient souhaité qu'il "appelle clairement à voter Eva Joly" dans "le cadre des engagements qu'il a pris" pour la primaire.
Avant le 1er tour de la présidentielle, Nicolas Hulot s'était toutefois refusé à "appeler à voter pour quelqu'un", évoquant notamment son statut de président d'une Fondation reconnue d'utilité publique pour rester neutre. Début avril, il avait notamment indiqué qu'il voterait "pour la planète". "Souvent, les écologistes ont ce petit travers de s'adresser prioritairement à ceux qui sont déjà convaincus, à se flatter entre eux. Alors que quand on a une campagne, il faut se mettre du point de vue de ceux qui ne partagent pas vos convictions", a-t-il souligné mercredi.
Je suis heureuse que grâce à moi il ait découvert la gauche", a ironisé depuis Rio de Janeiro Eva Joly
"La greffe n'a pas pris"
Concernant sa propre candidature avortée à l'Elysée, il a précisé n'avoir aucun regret: "J'y suis allé, j'ai donné tout ce que j'avais, y compris mon activité professionnelle. La greffe n'a pas pris". Il attend désormais du nouveau gouvernement "une feuille de route" sur les sujets écologiques. Nicolas Hulot de plaider pour des mesures d'ordre fiscal mais aussi une transformation du Conseil économique, social et environnemental (Cese) en "chambre du futur" dotée d'un droit de veto: "si ce qu'on propose aujourd'hui compromet le futur, on suspend et on revoit la copie", a-t-il préconisé.
"Ce n'est pas simplement en mettant des ampoules basse consommation que l'on va régler la crise écologique, il faut passer à une autre échelle", a-t-il dit alors que se tient jusqu'à vendredi le sommet du développement durable Rio+20 au Brésil en présence du président François Hollande. "On se donne bonne conscience", a estimé le président de la Fondation Nicolas Hulot au sujet de ce type de grands rendez-vous environnementaux. "On n'a pas entendu parler de ces sujets depuis 18 mois en France, et tout à coup, tout le monde prend un air contrit...", a-t-il regretté.
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10/04/2013 - 09h48
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