Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 14/02/2012 à 08h56

Christine Boutin, la présidente du Parti chrétien-démocrate / AFP / Thomas samson
Elle se retire de la course. Christine Boutin a annoncé lundi soir sur TF1 qu'elle renonçait à se présenter à l'élection présidentielle. La présidente du Parti chrétien-démocrate a ajouté qu'elle se ralliait à Nicolas Sarkozy. "J'ai décidé avec mon Parti chrétien-démocrate de faire une alliance avec le président de la République candidat sans doute cette semaine. Je veux être avec lui pour faire gagner la France", a-t-elle déclaré.
Convaincue par son interview au "Figaro Magazine"
A quelques jours de l'annonce de candidature de Nicolas Sarkozy, le chef
de l'Etat sortant a reçu le ralliement de son ex-ministre du Logement
Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate), qui a mis fin lundi à ses
velléités de course en solitaire.
Christine Boutin a expliqué son ralliement à Nicolas Sarkozy par les prises de position récentes de ce dernier dans le Figaro magazine, "où il conforte le mariage, en disant non au mariage homosexuel, où il conforte la vie, en disant non à l'euthanasie, où il fait la distinction entre éducation et instruction, où il lève le tabou de l'immigration (...)". "Je veux être avec lui pour faire gagner la France", a-t-elle déclaré.
"Nicolas Sarkozy est d'accord pour que le Parti chrétien-démocrate ait une place dans la vie politique française et il y aura donc 100 candidats portant les couleurs du Parti chrétien-démocrate aux prochaines législatives", a-t-elle encore annoncé.
"Nicolas Sarkozy rejoint les valeurs que je porte depuis plus de
trente ans dans la vie politique française", a déclaré sur TF1 la
présidente du petit PCD, pourtant profondément blessée quand elle avait
été débarquée sans ménagement du gouvernement en juin 2009.
Candidate en 2002, (elle avait obtenu 1,19% des suffrages), Christine Boutin n'avait pas concouru en 2007.
Une bonne nouvelle pour le presque-candidat Sarkozy
Alors que le président de la république devrait annoncer sa candidature mercredi, Nicolas Sarkozy n'a pratiquement plus de rivaux à droite, à
l'exception d'Hervé Morin et Dominique de Villepin, tous deux très bas
dans les sondages, en attendant la fin du suspenses sur les parrainages
de Marine Le Pen.
Avec le probable retrait d'Hervé Morin dans les prochains jours, l'horizon s'éclaircit quelque peu au centre-droit.
Elle avait pourtant promis la guerre nucléaire
Ces derniers mois, la candidate en quête des 500 signatures jouaient la
carte de l'ambiguité, tantôt critique envers le gouvernement et sa
"Bérézina de la politique familiale", voire à contre-courant en se
déclarant "plutôt favorable" au droit des votes des étrangers, tout en
annonçant dès le 5 décembre les conditions de son ralliement à Nicolas
Sarkozy. Faute de briguer de nouveau les suffrages des Français,
l'ex-députée des Yvelines mise tout sur les élections législatives pour
assurer la survie financière de son petit parti, créé en 2009.
Christine Boutin avait auparavant évoqué la possibilité de soutenir François Bayrou si elle ne réussissait pas les 500 parrainages d'élus nécessaires à sa candidature.
En décembre, elle avait même menacé de "lâcher une bombe atomique dans la campagne de Nicolas Sarkozy" si elle ne les obtenait pas.

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