Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 03/02/2010 à 08h34 - Mis à jour le 03/02/2010 à 09h40

Le président controversé de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche / AFP / Pascal Guyot
Le PS a officiellement investi mardi la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, à la tête d'une liste concurrente de celle de Georges Frêche pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon, a annoncé Martine Aubry. Georges Frêche a immédiatement réagi en promettant une défaite au PS. "Martine Aubry veut un bras de fer avec le peuple de gauche du Languedoc-Roussillon : elle va le perdre", a-t-il écrit dans un communiqué.
La vidéo de Martine Aubry au siège du PS :
"Sur l'autel des petites ambitions personnelles, notre région est soumise à la politique de la terre brûlée, l'anathème jeté sur des milliers de militants qui ont toujours défendu fièrement leurs couleurs et remporté des victoires exemplaires", a-t-il ajouté en rappelant qu'il avait reçu le soutien massif des militants en décembre.
Mais après ses propos controversés sur la "tronche pas catholique" de Laurent Fabius, la première secrétaire du PS Martine Aubry a appelé mardi toutes les fédérations socialistes départementales du Languedoc-Roussillon à se ranger derrière la candidature d'Hélène Mandroux. "Il n'y aura pas deux listes avec des socialistes" en Languedoc-Roussillon, a-t-elle ajouté, laissant entendre que les socialistes qui resteraient avec Georges Frêche, exclu du PS en janvier 2007, se mettraient en marge du parti.
La numéro un socialiste a aussi appelé "tous les partenaires de la gauche et les écologistes à constituer une liste de large rassemblement dès le premier tour" du scrutin régional le 14 mars. Martine Aubry a salué en Hélène Mandroux la "seule" élue pouvant "permettre la victoire de la gauche face à la droite, dont la liste est conduite par un ancien élu d'une majorité comprenant le Front national".
Elle faisait allusion à Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers (Hérault) et tête de liste UMP en Languedoc-Roussillon, qui appartenait à la majorité régionale alliée au FN entre 1998 et 2004. Dans une courte allocution au siège du parti rue de Solférino, la numéro un socialiste rendait publique la décision tout juste adoptée par un vote du Bureau national, par 40 voix contre 5 et 5 abstentions.
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