Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 05/07/2010 à 18h22

Ségolène Royal à l'université d'été du PS le 28 août 2009 / AFP/N.Magniez
Interrogée la semaine dernière sur l'affaire Bettencourt/Woerth, Ségolène Royal avait utilisé le terme "corrompu" pour qualifier le "système Sarkozy", des propos vivement dénoncés par l'UMP. Au lendemain de la démission des ministres Alain Joyandet et Christian Blanc, l'ex-candidate socialiste à l'Elysée a jugé, lundi sur RTL, ces décisions "très insuffisantes". Selon elle, il faut d'abord et avant tout supprimer le bouclier fiscal. "Nicolas Sarkozy reprendrait ainsi son indépendance par rapport aux grandes fortunes", a expliqué la présidente de Poitou-Charentes.
"Deux décisions sont prises concernant des dérives individuelles de deux ministres, mais c'est le système qu'il faut réformer de fond en comble", a affirmé sur RTL la présidente de la région Poitou-Charentes. Pour elle, "la classe politique qui est au pouvoir et qui donne un exemple lamentable, une image lamentable y compris sur la scène internationale, où la France devient la risée dans les autres pays, c'est quand même bien le système Sarkozy qui est en place".
"La décision la plus importante à prendre est la suppression du bouclier fiscal. Nicolas Sarkozy montrerait qu'il reprend son indépendance par rapport aux grandes fortunes", a affirmé madame Royal. "Contrairement à ce qu'a affirmé Eric Woerth, il est impensable que le ministre du Budget et le président de la République n'aient pas été au courant de la signature d'un chèque de 30 millions à Liliane Bettencourt" au titre du bouclier, a assuré l'ex-candidate à l'Elysée. "Forcément" monsieur Woerth et le président de la République étaient "au courant", a-t-elle martelé.
Ayant rencontré dimanche les victimes de la tempête Xynthia, Mme Royal a affirmé: "les gens sont révoltés parce qu'il y a eu des morts, parce que l'Etat n'a pas entretenu ces digues qui protègent les maisons". "Quand ils voient cet argent dégouliner sur des gens déjà extrêmement riches et qui en plus fraudent le fisc, quand ils voient que le président de la République se commande un avion privé de 180 millions pour faire comme Obama", ils sont "révoltés", "au bout", "écoeurés", a-t-elle lancé.
En duplex sur RTL, le député UMP Renaud Muselier a répondu : "Vous tombez dans tous les amalgames (...) ce n'est pas digne de votre engagement politique".
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