Les Dossiers de RTL.fr - Législatives 2012

Paul Molac, le député chanteur du Morbihan, fait sa rentrée à l'Assemblée

Jusqu'à fin 2011, Paul Molac, 50 ans, enseignait l'histoire-géographie au collège-lycée de Guer

Jusqu'à fin 2011, Paul Molac, 50 ans, enseignait l'histoire-géographie au collège-lycée de Guer

Crédit : AFP / Franck Perry

L'heure de la rentrée a sonné pour les 577 députés. La première séance de l'Assemblée nationale nouvellement élue débutera ce mardi à 15 heures, avec l'élection du socialiste Claude Bartolone au "perchoir". Quelque 200 parlementaires entrent pour la première fois au Palais-Bourbon. Parmi eux, figure Paul Molac, qui a battu le fils de Claude Guéant dans le Morbihan aux Législatives. Chanteur trilingue français-breton-gallo et proche des régionalistes, c'est un personnage haut en couleurs.

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Trilingue breton-gallo-français et régionaliste, Paul Molac a fait basculer à gauche la 4ème circonscription du Morbihan

Crédit : Nicolas Bauby

Jusqu'à fin 2011, Paul Molac, 50 ans, enseignait l'histoire-géographie au collège-lycée de Guer. Connu et apprécié pour son engagement associatif, il se voit alors proposer la candidature "d'union" aux législatives par le PS, EELV et l'UDB (Union démocratique bretonne, régionaliste), pour arracher la 4ème circonscription à François Guéant, fils de l'ancien ministre de l'Intérieur.

Président pendant dix ans de Div Yezh, une association pour l'enseignement du breton dans l'école publique, Paul Molac, qui parle cette langue avec ses sept enfants, a créé la classe bilingue de Ploërmel et a contribué à en ouvrir "pas mal d'autres".

 A 17 ans, il crée une association de "collecte de témoignages d'anciens en gallo (parlé dans l'est de la Bretagne, ndlr) et en français, mais aussi de contes, de chants traditionnels", raconte-t-il. Et s'il avoue n'avoir joué autrefois de la bombarde que "pour rigoler", il chante régulièrement dans le groupe traditionnel "Ferzae", en français et en gallo.

Bien décidé également à profiter de son siège de député pour "donner à la culture bretonne les moyens d'exister", il devra cependant démissionner prochainement de la présidence du conseil culturel de Bretagne. Mais pas question de renoncer au chant : "Ah que oui, je vais continuer !", assure-t-il, comme une évidence, en décrivant "de grands moments de convivialité, de culture à vivre".

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4commentaires
Signaler un abus top youennfanch le 26/06/2012 à 23h23 Pourquoi régionaliste? Il est pour la région? Ca ne veut rien dire.
Cette appellation pondu par nos brillants cadres du Ministère de l'Intérieur masque en fait une réalité que l'Etat français ne veut pas voir: celle de l'existence de plusieurs peuples dans l'hexagone, peuples qui ont été annexés plus ou moins violemment pour arriver à constituer cet ensemble appelé France.
Et les régionalistes sont en fait des autonomistes ou, pour les plus résolus, des indépendantistes.
Signaler un abus top WHATSNEW le 26/06/2012 à 16h53 Au moins les morbilhanais ne l'entendrons plus chanter... Ils y gagnent ?
Signaler un abus top pierrescailloux le 26/06/2012 à 15h46 Comme beaucoup de socialos élus par anti-sarkozisme, celui-là est également inconnu politiquement sur ce département encore moins sur le plan culturel breton. C'est de l’opportunisme, maladie bien connue chez les socialos ! EVIT BREIZH !
Signaler un abus top roertanmieux le 26/06/2012 à 10h48 il pourra chanté une berçeuse aux députés
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