
La poignée de main Sarkozy-Hollande sur le perron de l'Elysée, le 15 mai 2012 lors de la cérémonie de passation de pouvoir
Crédit : DRCrédit : Jérôme Chapuis
Crédit : Yaël Goosz
François Hollande, 7ème président de la 5ème république
Pour son premier discours à l'Elysée, M. Hollande a auparavant voulu adresser un "message de confiance" aux Français, en dépit du "poids des contraintes" de sa charge, à commencer par une "dette massive".
Il s'est aussi d'emblée démarqué de la pratique du pouvoir de son prédécesseur, souvent décrit en "hyper-président": "Je fixerai les priorités, mais je ne déciderai pas" de tout, "pour tout et partout", a-t-il dit, après avoir répété au long de sa campagne électorale qu'il ne serait ni chef de gouvernement ni chef de majorité.
"Le pouvoir sera exercé au sommet de l'Etat avec dignité et simplicité", a promis le nouveau président, soulignant que la France avait besoin "d'apaisement, de réconciliation" et d'un Etat "impartial".
Après sa première allocution, le nouveau chef de l'Etat a entamé sous la
pluie vers 11H45 une remontée des Champs-Elysées dans une Citroën DS5
décapotable, encadré de motards de la Garde républicaine. Devant un
public clairsemé, lui-même trempé par l'averse, il a ensuite rendu
hommage au Soldat inconnu à l'Arc de Triomphe, à midi.
Après avoir reçu les honneurs militaires sous la pluie dans le jardin de l'Elysée, le nouveau président s'est rendu dans la salle des fêtes saluer les invités: corps constitués (dont les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale), le doyen du corps diplomatique, des représentants des partenaires sociaux et une "trentaine" d'invités personnels, d'après son entourage.
D'anciens Premiers ministres socialistes et des parlementaires corréziens étaient aussi présents.
Devant l'Hôtel des Invalides, vingt-et-un coups de canon (à blanc) ont été tirés.
Le président élu le 6 mai était arrivé, sous le soleil, à 10H00 au palais de l'Elysée pour la passation de pouvoirs et son investiture qu'il a souhaitée "sobre".
Costume sombre et cravate bleu foncé, M. Hollande a été accueilli par M. Sarkozy en bas des marches du perron, sur le tapis rouge, où les deux hommes ont échangé une poignée de mains avant d'entrer dans le palais de l'Elysée.
Lors d'un entretien d'environ 40 minutes, MM. Sarkozy et Hollande ont procédé à la passation de pouvoirs dans le bureau du président sortant qui, cinq ans après son entrée à l'Elysée, a notamment transmis les codes nucléaires à son successeur, qui l'a battu le 6 mai avec 51,6% des voix.
Fait inédit: le nouvelle première dame, Valérie Trierweiler, s'est dans le même temps entretenue en tête-à-tête avec Carla Bruni-Sarkozy.
M. Hollande et sa compagne ont ensuite raccompagné M. Sarkozy et son épouse jusque sur le perron.
Devant le Palais, des militants UMP s'époumonaient pour rendre hommage au président sortant, qui a quitté l'Elysée en voiture pour rejoindre un quart d'heure plus tard avec son épouse leur domicile dans le XVIe arrondissement.
M. Hollande devait lui avoir déjeuner privé à l'Elysée, avant des hommages à Jules Ferry et Marie Curie en début d'après-midi.
François Hollande est attendu vers 15H00 à l'Hôtel de Ville, où il doit prendre la parole après le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë.
A l'issue de cette cérémonie, le nouveau secrétaire général de l'Elysée, qui aura été nommé dans la matinée, annoncera le nom du Premier ministre.
Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et très proche de François Hollande, a vendu la mèche mardi matin, avant de le regretter, en révélant que M. Ayrault, député-maire PS de Nantes, allait être nommé à Matignon.
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