Crédit : Yael Goosz
Malgré un engagement signé, certains députés gardent leurs différents postes.
Les nouveaux élus socialistes ont tous signés un engagement écrit avant d'être candidats. Le 12 octobre 2011 sur France 2, François Hollande avait promis d'appliquer le non-cumul des mandats avec le vote d'une loi. Maintenant au pouvoir, le PS repousse le vote de la loi à 2014.
En attendant la loi, chacun s'organise comme il veut : le nouveau député Christophe Borgel vient de démissionner de son poste d'adjoint au maire de Villepinte (Seine-Saint-Denis) : "Je démissionné tout de suite, j'estime que lorsqu'on est parlementaire on doit y consacrer le maximum de son temps. Un moment donné il faut qu'il y ait des règles dans la République!", estime le député.
Philippe Martin quant à lui, à la tête du Conseil général du Gers (Midi-Pyrénées), invoque la difficulté de mettre en place une succession à son poste pour y rester : "On ne quitte pas la présidence d'un conseil général qu'on préside depuis 1998, en ce qui me concerne, comme on prendrait une voiture. C'est quelque chose de compliquer à organiser", assure ce dernier.
Une exception française
Les hommes politiques français sont 82% à cumuler les mandats, qu'ils soient députés et maire, député et conseiller général, ou sénateur et président d'une communauté d'agglomération. En Allemagne, seulement 10% des dirigeants les cumulent, et 15% en Italie.
Dans notre nouvelle Assemblée, 439 députés sur 577 sont en situation de cumul. 33 d'entre eux, dont 15 socialistes, ont même quatre mandats.
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