
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 17 mai 2012 à Paris
Crédit : AFP / Lionel BonaventureCrédit : La Rédaction de RTL
Crédit : Vincent Derosier
Crédit : Sarah Kalmann
Un intérêt économique
"Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel", la question est de savoir "si nous allons continuer à investir", a déclaré Arnaud Montebourg. "Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir". Le ministre a nuancé, en expliquant que s'"il ne s'agit pas d'abandonner le nucléaire", il faut le "rééquilibrer".
Arnaud Montebourg a également rappelé l'intérêt économique du nucléaire. "Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère", a-t-il expliqué, et "la
France a un atout extraordinaire entre ses mains qui lui a permis de bâtir son industrie".
Grâce au nucléaire, l'industrie française a pu "passer les épreuves, y
compris les chocs pétroliers, la crise". "Notre choix d'avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité
est stratégique", a-t-il insisté rappelant que plusieurs pays européens
revenaient au nucléaire, "même le Royaume uni, droite, gauche
confondues".
"Connu comme un pro-nucléaire"
Immédiatement sollicité, EELV a refusé de polémiquer avec le ministre. "Nous réagissons en n'attachant pas plus d'importance que cela" au propos d'Arnaud Montebourg "que nous connaissions déjà comme étant pro-nucléaire", a réagi Jean-Philippe Magnen, porte-parole du parti. Ce dernier a tenu à rappeler que "le Président a annoncé un grand débat national sur l'énergie". "Il a pris un certain nombre d'engagements de réduire la part du nucléaire". EELV est un partenaire de la majorité actuelle, et compte plusieurs ministres dans le gouvernement Ayrault.
Pour sa part, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine
Batho, avait également dit qu'il n'avait "jamais été question ni de
sortir ni d'abandonner le nucléaire".
Pendant sa campagne, le candidat Hollande n'a eu de cesse de répéter son engagement à réduire à 50% -contre 75% actuellement- la part du nucléaire dans la production d'électricité, à l'horizon 2025. En revanche il n'avait pas repris dans ses 60 engagements le volet de l'accord de gouvernement PS-EELV prévoyant la fermeture progressive d'une vingtaine de réacteurs nucléaires. Le Président a déclaré qu'il fermerait durant son quinquennat une seule centrale, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire hexagonal.
(Avec dépêches)
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