La "TVA sociale" permettra-t-elle de créer des emplois ? : François Baroin, ministre de l'Economie, débat avec les auditeurs de RTL
Créé le 03/09/2010 à 18h45

Le chef de l'Etat, entouré de Christian Estrosi et Christine Lagarde, le 3 septembre à l'usine Valinox nucléaire de Montbard, en Côte d'Or / AFP / Philippe Wojazer
La CGT et la CFDT estiment à leur tour que, compte tenu de sa mise en cause dans l'affaire Bettencourt, Eric Woerth n'est plus le bon interlocuteur dans le débat des retraites. Message apparemment reçu cinq sur cinq par l'Elysée. En déplacement vendredi matin en Côte d'Or, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il reprenait les choses en main. "Je conduirai la réforme des retraites, et je mènerai les discussions avec les syndicats", a déclaré à Montbard le chef de l'Etat, qui a renouvelé son soutien à son ministre du Travail.
"Je ne serai pas le président de la République qui partira sans avoir réglé la question de l'équilibre des régimes de retraite. C'est clair, je suis extrêmement déterminé", a assuré le l'hôte de l'Elysée lors d'une allocution informelle devant des salariés de l'usine Valinox Nucléaire de Montbard.
"Il y a 10% des retraités français dont on finance les retraites par des emprunts parce qu'il n'y a pas d'argent (...), je ne serai pas le président qui laissera cette situation en l'état", a-t-il insisté. "Cette réforme des retraites, je la mènerai parce que c'est votre intérêt à vous les Français que quelqu'un dise 'il n'y a plus assez d'argent pour financer les retraites, on doit trouver les moyens'", a poursuivi le chef de l'Etat, "je veux que tous ceux qui travaillent puissent se dire 'quand je partirai à la retraite, ma retraite sera payée'".
Nicolas Sarkozy a également défendu sa décision de faire passer l'âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui soulève l'hostilité des syndicats. "Passer de 60 à 62 ans, ça rapporte à la caisse d'assurance qui paie vos retraites 28 milliards d'euros, voilà", a-t-il tranché. "Est-ce qu'on ne vous a pas suffisamment menti dans le passé ? Est-ce que c'est pas plus rassurant de se trouver face à quelqu'un qui vous dit les choses telles qu'elles se présentent ?", a lancé le président à son auditoire.
Interpellé par la presse, le chef de l'Etat a répondu par un "oui" appuyé à la question "est-ce que vous apportez toujours votre soutien à Eric Woerth ?" A l'autre question "est-ce que le ministre du Travail est toujours à même de défendre la réforme des retraites ?", le chef de l'Etat s'est contenté d'acquiescer, sans faire plus de commentaire.
Ecoutez aussi :
- Débat sur les retraites : Eric Woerth se dit mobilisé "à 120%"
- Quand Frédéric Lefebvre ne veut plus parler de l'affaire Woerth
- Affaire Woerth : François Fillon monte au créneau pour défendre son ministre
- Eric Woerth lâché par les syndicats à l'approche du débat sur les retraites
Publicité
Publicité
Publicité