Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 28/08/2010 à 08h30

Nicolas Sarkozy à Noyers-sur-Jabron (04) le 27 août 2010 / AFP / Lionel Bonaventure
Le Président aux champs. Nicolas Sarkozy a réservé sa première sortie en région aux Alpes-de-Haute-Provence. Le chef de l'Etat s'est rendu à Noyers-sur-Jabron où il a annoncé des mesures aux éleveurs ovins pour les protéger du loup. Une tournée des campagnes en crise qui lui donnait l'occasion de réaffirmer son soutien à un secteur "stratégique", mais aussi de tenter de reconquérir, dans la perspective de 2012, les cœurs et les suffrages du monde rural. Il a profité de ce déplacement pour se défendre des accusations de dérive sécuritaire. "C'est une maladie de prendre des postures !", a-t-il lancé. "Moi je prends des décisions pour régler les problèmes des Français et faire appliquer les lois", a-t-il ajouté.
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"J'ai demandé au préfet de prendre sous huit jours (...) un arrêté préfectoral permettant d'engager un tir de prélèvement du loup pour les zones du département où l'attaque du loup relève d'une intensité exceptionnelle", a indiqué Nicolas Sarkozy à Noyers-sur-Jabron. "Nous allons, avec des financements de l'Etat, mettre en place des périodes de formation accélérée au permis de chasser à destination des bergers et des éleveurs", a-t-il ajouté lors d'une table ronde sur les problèmes de l'élevage ovin en montagne. "Avec ces deux mesures, vous allez pouvoir accélérer la protection de vos troupeaux", a jugé le chef de l'Etat, écartant l'idée de "dérogations" aux lois et conventions internationales qui font du loup une espèce protégée.
Réagissant à ce nouveau déplacement présidentiel sur le thème de l'agriculture, Ségolène Royal s'en est prise vendredi à La Rochelle directement à Nicolas Sarkozy, lui lançant : "Assez, des visites ! Assez, des mises en scène !" et réclamant des actes pour une population "dans le désarroi". Demandant que "le lait soit correctement rémunéré" et le "respect de nos agriculteurs, de nos paysans, de nos éleveurs", l'ex-candidate à l'Elysée a assuré que ce sont eux qui "préservent l'identité rurale de la France". "Sans eux, la France n'est plus la France !", s'est-elle exclamée.
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