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POLITIQUE UNION EUROPÉENNE

Merkel soutient Sarkozy "sur tous les plans"

Créé le 06/02/2012 à 21h05

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 6 février 2012 à l'Elysée

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 6 février 2012 à l'Elysée / AFP / Eric Feferberg

"Il est normal de soutenir un parti ami", a déclaré Angela Merkel lors d'une conférence de presse commune avec Nicolas Sarkozy lundi à Paris. La chancelière allemande a apporté un soutien politique de poids au futur candidat à la présidentielle. Lors de ce conseil des ministres franco-allemand, les deux dirigeants ont souhaité que les intérêts de la dette grecque soient bloqués sur un compte et ont estimé que les Grecs devaient "respecter scrupuleusement" leurs "engagements". Mme Merkel a assuré vouloir qu'Athènes "reste dans l'euro", tout en prévenant que la Grèce ne pourrait pas recevoir la nouvelle aide financière dont elle a un besoin vital si elle ne concluait pas d'accord avec l'UE et le FMI. Après leur déjeuner, les deux dirigeants ont enregistré un entretien croisé qui a été diffusé en soirée sur les chaînes France 2 et ZDF. "Normal de soutenir des partis amis"

Interrogée sur le soutien qu'elle comptait apporter au chef de l’État français lorsqu'il aurait officialisé sa candidature, Angela Merkel a expliqué : "Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans car nous appartenons à des partis amis". Elle a aussi rappelé que Nicolas Sarkozy était venu la soutenir en 2009 quand elle briguait un second mandat à la Chancellerie.

"Le candidat François Hollande s'est rendu au congrès du SPD", a-t-elle ajouté, allusion au déplacement début décembre à Berlin du candidat PS. Elle n'a pas répondu à la question de savoir si elle rencontrerait François Hollande pendant la campagne électorale.

La chancelière a refusé de dire si elle recevrait à Berlin le rival socialiste de "son" candidat, François Hollande, dont elle a relevé la présence au récent congrès de ses adversaires sociaux-démocrates.

Ostensiblement ravi, Nicolas Sarkozy a répondu qu'il "revendique cette amitié et cette confiance". Avant de sauter sur l'occasion pour porter le fer contre son futur rival, sans le nommer, au sujet du nouvel accord européen de discipline budgétaire, que François Hollande souhaite renégocier.

"Les Grecs doivent respecter scrupuleusement leurs engagements"


Le temps presse pour la Grèce et aucun accord ne pourra être conclu sur la poursuite de l'aide financière si Athènes ne remplit pas les conditions posées par l'Union européenne, la BCE et le FMI, a déclaré lundi la chancelière allemande Angela Merkel. La Commission européenne a jugé que le gouvernement grec avait manqué l'échéance prévue à la mi-journée pour la finalisation des discussions entre les partis de la coalition sur les mesures d'austérité réclamées par la "Troïka" (UE, BCE et FMI).

"Nous souhaitons que la Grèce reste dans l'euro", a dit Angela Merkel lors d'une conférence de presse commune avec le président français Nicolas Sarkozy. "Mais je dirai aussi qu'il ne peut y avoir de nouveau programme pour la Grèce s'il n'y a pas d'accord avec la Troïka", a-t-elle ajouté. "Je tiens à dire clairement une nouvelle fois qu'il ne peut pas y avoir d'accord si les propositions de la Troïka ne sont pas mises en oeuvre." Et d'ajouter : "Je soutiens, comme l'a fait le président français, l'idée de verser les intérêts sur la dette (grecque) sur un compte séparé".

Sarkozy tacle Hollande sur le traité européen

Nicolas Sarkozy a souligné que la négociation d'un traité européen était "un engagement d’État, pas un engagement politicien". Visant la volonté proclamée par François Hollande, candidat PS à l’Élysée, de rénégocier l'accord européen sur la discipline budgétaire, le Président français a fait valoir : "Quand l'Allemagne signe un traité, quand la France signe un traité, ils engagent le peuple allemand, le peuple français, pas les Allemands de gauche ou de droite, les Français".

"C'est la démocratie, c'est le respect de la parole donnée", "un engagement d’État, ce n'est pas un engagement politicien", a lancé Nicolas Sarkozy. "Nos pays sont beaucoup plus importants que nos personnes".
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