Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 09/02/2012 à 08h08

Jean-Luc Mélenchon le 8 février 2012 à Montpellier / AFP / Pascal Guyot
Jean-Luc Mélenchon, crédité de 8,5% des intentions de vote, a fait feu de tout bois mercredi pour ouvrir son espace politique au-delà du "match dans le match" avec le FN qu'il donne l'impression de livrer. Mais soucieux de boxer aussi dans la cour des grands, le candidat du Front de Gauche a décoché d'autres flèches envers François Hollande. Rodant devant les journalistes le discours sur l'Europe qu'il doit prononcer en soirée à Montpellier, il a mis le candidat socialiste au défi d'aller au bout de sa volonté de renégocier le nouveau traité européen. "C'est au pied du mur que l'on voit le maçon. Qu'il commence par le rejeter", a lancé l'ex-sénateur PS à François Hollande.
"C'est au pied du mur que l'on voit le maçon. Qu'il commence par rejeter le nouveau traité européen", a lancé Jean-Luc Mélenchon au candidat PS à l'Elysée. "J'ai quelques raisons de penser que François Hollande, mis au pied du mur, est beaucoup moins ferme qu'il l'est dans ses déclarations".
En réponse à une question, il a renvoyé dos à dos Nicolas Sarkozy et François Hollande qui participaient mercredi soir au dîner annuel du Crif : "Je suis peu favorable à ce que la République participe à des assemblées communautaires". Il a donné raison au député martiniquais Serge Letchimy, qui "était dans son droit" en répliquant au ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans la polémique sur les civilisations.
"Je me souviens des injures qui étaient portées contre Pierre Mendès France", a-t-il dit, au sujet des remarques de Nadine Morano sur le physique d'Eva Joly, allant jusqu'à évoquer "les descriptions des juifs par l'extrême droite (...)".
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