Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 29/05/2010 à 18h02 - Mis à jour le 29/05/2010 à 19h57

Martine Aubry / AFP
Le PS a ratifié samedi son projet de société, une "première pierre" pour la reconquête du pouvoir en 2012, et sa patronne Martine Aubry s'est livrée à une charge contre Nicolas Sarkozy qu'elle a comparé à Madoff, dénonçant son "inélégance" et une "dose de vulgarité".
La première secrétaire s'est lancée dans une diatribe contre le chef de l'Etat, en qui les Français "n'ont plus confiance", qui "n'a plus de cap" et "préfère attaquer nos propositions".
Elle a ironisé sur ses leçons en matière de gestion. "J'ai un peu l'impression quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité", a-t-elle dit en référence à l'escroc de Wall Street condamné en 2009 à 150 de prison.
L'ex-numéro deux du gouvernement Jospin a aussi fustigé les propos du président qui avait dénoncé l'héritage mitterrandien du départ à la retraite à 60 ans : "A son inconstance, il ajoute aujourd'hui l'inélégance. Et à son inefficacité (...) il ajoute une dose de vulgarité", a-t-elle lancé, vivement applaudie, devant Pierre Mauroy, ancien Premier ministre disman, il faut le garder" pour "un changement de président et surtout un changement de politique".
Si certains ténors ont séché ces travaux pratiques, l'unité était quand même palpable: même Ségolène Royal a adressé une contribution à la Convention. Seule voix dissonante: le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb qui reproche à Martine Aubry de s'aligner "sur les positions irréalistes de la gauche du parti qui ne nous permettent pas de gouverner demain".
"Chacun a bien compris que nous devions collectivement porter ce projet ambitieux et réaliste", prévient la première secrétaire. "Le bal des ego" au PS "est fini", "le vrai travail commence".
Après cette première convention très consensuelle, le PS lance mardi la deuxième consacrée à la rénovation: Arnaud Montebourg va présenter à la direction du parti ses propositions sur les épineux sujets des primaires et du non-cumul des mandats. Les commentaires allaient bon train en coulisses.
"Ce n'est pas le calme avant la tempête, c'est le calme des troupes qui préparent les grandes batailles", résume le député Christian Paul, proche de Mme Aubry.
Les modalités des primaires - calendrier, nombre de scrutins, parrainages, date du Congrès - seront au coeur du débat avec le souci de préserver l'unité retrouvée. "La condition de la victoire, c'est l'unité", résume un proche de la direction.
(avec afp)
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