Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 02/12/2011 à 18h50

Marine Le Pen. / AFP
La présidente du FN, Marine Le Pen, a affirmé vendredi, après le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, que le chef de l'Etat "n'aime pas la France", "ne la respecte pas", l'accusant aussi de "collaboration" avec "les marchés et les banques". "Oui, je pèse mes mots, mais je dois le dire sans détour parce que personne n'osera le dire: le chef de l'Etat aujourd'hui installé à l'Elysée n'aime pas la France, ne la respecte pas", a déclaré Marine Le Pen, ovationnée lorsqu'elle a lancé cette phrase. Le Président de la République a appelé à repenser l'Europe jeudi. Il a annoncé au cours de ce discours qu'il recevrait Angela Merkel lundi à Paris et qu'ils feront des "propositions" sur l'Europe".
Sarkozy "collabore avec ses maîtres"
"Il la trouve trop petite, il la voit faible. En creux de ces discours, et celui d'hier était révélateur, on comprend qu'il pense le peuple français paresseux, égoïste, figé, peureux", a ajouté Marine Le Pen, lors d'un discours qui portait sur la défense, devant une centaine de personnes.
"Il n'aime pas la France et il est en train de la liquider. Il n'aime pas la France, et il entre chaque jour un peu plus dans la collaboration avec ses maîtres : les marchés et les banques", a encore déclaré Marine Le Pen.
Très offensive, la présidente du parti d'extrême droite a accusé le chef de l'Etat d'être "toujours prompt à s'aligner sur un autre pays : les Etats-Unis un jour, l'Allemagne aujourd'hui".
"Il n'aime pas la France", a-t-elle répété, "et avec ses amis du CAC 40 et de la caste politique il travaille sans relâche à la suprématie des marchés, la fin des souverainetés nationales, la mise sous tutelle, la négation des nations, la mort de la démocratie, l'exclusion des peuples et la fin de la France".
"Quand on dit que l'Europe n'est plus un choix et qu'on est prêt à accepter le diktat allemand pour maintenir ce carcan, en quoi est-on encore patriote ? En quoi aime-t-on encore la France ?", a-t-elle ajouté, en assurant incarner pour sa part "une rupture patriote".
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