Présidentielle : les battus du premier tour doivent-ils donner des consignes de vote ?
Sondage ouvert le 24/04/2012
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Vers qui se tournera le vote des électeurs du FN au second tour de la Présidentielle ?
Crédit : AFP / MontageCrédit : Yaël Ggosz
Crédit : Jérôme Chapuis
Crédit : Samuel Goldschmidt
Sarkozy veut répondre à un "vote de crise"
La stratégie a échoué au premier tour, mais il n'a pas le choix. Alors Nicolas Sarkozy s'est replongé dès lundi tête baissée dans la chasse aux électeurs du Front National, son unique chance de remonter son retard sur François Hollande.
En recueillant dimanche 17,9% des voix, Marine Le Pen est devenue l'arbitre de la Présidentielle et son électorat le principal réservoir de voix du candidat de l'UMP pour le second tour. Le travail de reconquête a donc repris sans tarder pour Nicolas Sarkozy, première étape en Touraine.
Devant plusieurs milliers de partisans réunis à Saint-Cyr-sur-Loire, dans la banlieue de Tours, le chef de l'Etat sortant a remis sur la table ses principaux thèmes du premier tour. Contrôler l'immigration, améliorer la sécurité, changer l'Europe pour qu'elle ne soit plus une "passoire" et "ouverte à tous vents", préférer le travail à "l'assistanat".
"Quand on souffre, on a le droit de faire le choix que l'on veut. Je n'ai pas à juger ce choix. Je n'ai pas à donner de leçon de morale à ceux qui ont fait ce choix", a-t-il affirmé au cours de son premier meeting après le premier tour. "J'ai vu qu'on leur faisait le reproche d'avoir voté pour les extrêmes, et notamment en faveur de la candidate du Front National. Moi je ne leur reproche pas", a-t-il poursuivi. "Quel que ce soit le choix que vous avez fait, vous l'avez fait pour des candidats qui avaient le droit de se présenter", a-t-il enchaîné.
"Je veux parler aux petits, je veux parler aux sans-grade, je veux parler aux ruraux qui ne veulent pas mourir, je veux parler aux travailleurs qui ne veulent pas que celui qui ne travaille pas gagne davantage que lui, je veux parler aux petits retraités", a égrené Nicolas Sarkozy, reprenant un vocable utilisé par Marine Le Pen.
"C'est un vote de souffrance", avait-il déclaré dans la matinée devant son QG de campagne à Paris. "Moi je leur dis : 'Je vous ai entendus'".
Hollande veut "entendre" tous les électeurs
"Nous devons les entendre", a dit de son côté son rival socialiste à Quimper, en évoquant "ces hommes et ces femmes qui ne savent plus vers qui se tourner" et qui vont "vers des vents mauvais".
"Ce sont souvent des ouvriers qui se demandent de quoi le lendemain va être fait, ce sont souvent des retraités qui n'en peuvent plus, ce sont des agriculteurs qui craignent pour la survie même de leur exploitation, ce sont même aussi des jeunes qui se disent mais où est notre avenir", a-t-il poursuivi.
Dans un second discours, à Lorient, au Morbihan, François Hollande, a estimé sans le nommer que le président sortant était responsable de la montée d'extrême droite. "Le responsable de la montée de l'extrême droite, c'est celui qui a utilisé parfois les mots de l'extrême-droite pour essayer de contrecarrer sa progression. (...) C'est celui qui a fracturé un certain nombre de droits fondamentaux", a-t-il dit.
"C'est celui qui a laissé le chômage atteindre plus de 10% de la population", a-t-il poursuivi, "celui qui a laissé faire une politique européenne de libre-échange".
(Avec dépêches)
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