Les députés entament la discussion du "collectif" budgétaire 2012

L'Assemblée Nationale

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Crédit : AFP

Nuit blanche en vue pour les députés à l'Assemblée nationale. Ils s'attaquent lundi soir au projet de loi de Finances rectificative de 2012, qui abroge plusieurs mesures emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy et programme des hausses d'impôts pour combler un trou budgétaire grandissant sous l'effet de la crise. Parmi les mesures du texte figurent notamment l'abrogation de la TVA sociale, qui aurait dû entrer en vigueur le 1er octobre, ou la fin de l'exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires dans les entreprises de plus de vingt salariés. Au cours du débat, l'UMP va sans nul doute revenir à la charge sur une hausse de la CSG, qui serait dans les tuyaux pour l'automne, ou sur le niveau des salaires des fonctionnaires.

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Les heures supplémentaires seront fiscalisées au titre de l'impôt sur le revenu. Au grand dam des salariés...

Crédit : Philippe Roy-Contancin

Dans les petites entreprises, cette refiscalisation inquiète

Crédit : Raphaël Vantard

Les heures supplémentaires empêchent-elles de créer de l'emploi ? Le "Débat" avec Jean-Eude du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises

Crédit : Philippe Corbé

Les heures supplémentaires empêchent-elles de créer de l'emploi ? : le "Débat" avec Jean-Eude du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises

Crédit : RTL

"Corriger les erreurs"

Détricotage de mesures emblématiques de Nicolas Sarkozy, comme la "TVA sociale" et l'exonération de charges sur les heures supplémentaires, mais aussi hausse d'impôts pour combler le trou budgétaire, le projet de loi de Finances rectificative vient ce lundi à l'Assemblée nationale.

Débat prévisible : le gouvernement va matraquer sur le thème de "l'héritage" et l'UMP l'accusera en retour de charger la barque des impôts et de préparer en douce une prochaine hausse de la CSG.
 
Il s'agit de "corriger les erreurs" des prédécesseurs, a dit le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui use à l'envi de la formule "redressement dans la justice" quand il parle des comptes publics. C'est-à-dire pour l'instant taxer les entreprises et les ménages les plus aisés.

Le projet de loi repose sur une hypothèse de croissance révisée à 0,3% pour 2012. Il prévoit 7,2 milliards d'euros de hausses d'impôt et 1,5 milliard d'euros de gel des dépenses, pour arriver à 81,1 milliards de déficit budgétaire.

"Sérieux et cohérence"

La progression des dépenses publiques sera limitée à 0,8% par an sur 5 ans, alors que le candidat François Hollande misait sur une hausse de 1,1%.

"Nous héritons d'une situation beaucoup plus dégradée qu'annoncé", a résumé récemment le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici devant les députés. "Récusant" le terme d'austérité, il préfère parler d'une politique marquée du sceau du "sérieux et de la cohérence".

Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, reproche à l'ancienne majorité de n'avoir pas su anticiper la baisse des recettes fiscales.

Des accusations qui ne sont pas du goût du président de la commission des Finances, Gilles Carrez (UMP). Défendant le bilan du gouvernement Fillon, il répète qu'en matière de maîtrise des finances publiques la France, en 2012, a obtenu son meilleur résultat depuis 1945.

Pour lui ce collectif budgétaire est "idéologique" et "unijambiste" car il ne repose "que sur des hausses d'impôts".

"Ce qui m'attriste c'est de voir détricoter systématiquement toutes les réformes qu'on avait mises en place, comme la TVA antidélocalisation", dernière réforme à avoir été votée, en février dernier, confie la députée UMP Valérie Pécresse, ancienne ministre du Budget.

Le budget 2013 promet d'être périlleux

La suppression du dispositif d'exonérations d'impôts et de cotisations sociales (à l'exception des cotisations patronales pour les entreprises de moins de 20 salariés) liées aux heures supplémentaires, va rogner le pouvoir d'achat des Français, estiment les ténors de la droite.

Le dispositif sera d'ailleurs entièrement supprimé dès cet été. Le volet fiscal devait initialement être abrogé à l'automne seulement.

Cette mesure, qui coûte 5 milliards d'euros, est "créatrice de chômage", tranche Jérôme Cahuzac. "La question est de savoir si l'Etat doit surpayer des heures supplémentaires déjà bonifiées", renchérit le nouveau rapporteur du Budget, Christian Eckert (PS).

La création d'une tranche d'impôt à 75%, qui a fait grand bruit pendant la campagne, est, elle, repoussée à l'automne.
 
Le texte comprend, entre autres, une fiscalité alourdie sur les successions et donations, une taxation des stocks pétroliers, le relèvement du forfait social pour l'épargne salariale. Il rendra aussi effectif la diminution de 30% du salaire du président et du Premier ministre.

Au cours du débat, l'UMP va sans nul doute revenir à la charge sur une hausse de la CSG, qui serait dans les tuyaux pour l'automne, ou sur le niveau des salaires des fonctionnaires.
 
"Ce que nous avions imaginé était plus cohérent : un peu de TVA, un peu de CSG patrimoine, ce qui était plus juste qu'un point de CSG pour tous", a récemment déclaré François Baroin.

Car le plus dur reste à faire et le budget 2013 promet d'être périlleux. "Je ne vois pas comment on peut faire sans un gros effort sur les dépenses" pour faire passer le déficit à 3% du PIB en 2013, a prévenu Gilles Carrez.

(Avec AFP)

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Sondage ouvert le 16/07/2012

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83commentaires
Signaler un abus top crmr78 le 19/07/2012 à 10h43 cahuzac ce matin disait que les 75% de taxes sur les plus riches seraient momentanées.Il ferait mieux d'oter l'ISF qui frappe les petits épargnants qui ont travailler toute leur vie pour avoir un patrimoine et qui se trouve encore à se serrer la ceinture pour pouvoir payer l'ISF,je trouve honteux cet impôt que la France est seule à payer,il y a d'autres façons de faire payer les riches en taxant les oeuvres d'art que personne ne voit et ne font pas travailler les entreprises comme l'immobilier.
Signaler un abus top tinoverone le 17/07/2012 à 09h05 pour faire des economies et bien DEPUTES ET SENATEURS moins 10% sur vos salaires suppression de la prime de chauffages pour tous et de l IRFM et vous verrez comment la France se portera mieux Mais je doute que la Ga
Signaler un abus top guimarjo le 17/07/2012 à 07h07 En tout cas à l'Assemblée, ils ne font pas d'heures supp, quand on voit le taux de remplissage de l'hémicyle surtout lorsque l'on connaît les sujets débattus, on voit bien que vous vous foutez de nous !!
Signaler un abus top pierrescailloux le 16/07/2012 à 22h58 16h02 - domlor - 16/07/12
Au fait savez-vous qui a le plus tiré profit de la défiscalisation des heures sup : les professeurs agrégés ...
Professeurs ? Des bourgeois de gauche quoi !
Évitez de tirer sur votre maigre électorat cormor!
Signaler un abus top POCURUL le 16/07/2012 à 18h25 On va avoir des hollandemains qui vont faire mal.
Signaler un abus top beet le 16/07/2012 à 16h24 Domlor
Quand on présente cette mesure comme ayant eu une très grande répercussion sur le pouvoir d'achat, on trompe le peuple.Ceux qui ont profité de la loi TEPA adoptée en août 2007 sont les riches ou les rentiers. Le travailler plus pour gagner plus n' été qu'un leur pour faire croire au salarié que la droite fait de la redistribution alors que jamais sous aucun président les actionnaires n'ont été aussi bien récompensées. Leurs revenus ont beaucoup augmentés sans qu'ils travaillent plus.
Signaler un abus top observance le 16/07/2012 à 16h14 Laissons faire le " normal " on verra s'il se débrouille mieux que Sarko. Lorsque Sarko a fait ses réformes, les riches étaient ravis. La donne a changé. Laissons le temps....
Signaler un abus top domlor le 16/07/2012 à 16h02 Au fait savez-vous qui a le plus tiré profit de la défiscalisation des heures sup : les professeurs agrégés des classes préparatoires qui gagnent déjà 40 à 48 000 euros par an hors heures sup.

Et l'heure sup était plus à 50/60 euros que 10/15 euros. Qui sont les correcteurs des concours des grandes écoles, y compris les oraux ?
En mai, juin et juillet certains font plus que doubler leur salaire !!!


Vive la défense des classes populaires et moyennes !!!
Signaler un abus top domlor le 16/07/2012 à 15h51 14h19 - eve78

Vous avez déjà entendu parler "de la confiance" ou "du crédit" accordé à un gouvernement, qui a une grande influence sur les cours des actions et/ou les taux d'intérêt des prêts.

Des financiers disposent de fonds qu'ils doivent placer au mieux pour les retrouver en valeur réelle à l'issue du placement. S'ils ne les placent pas ces fonds vont subir la dévaluation de la monnaie du pays d'origine de ces fonds (exemple la Chine). En les plaçant en Euro ils gagnent l'inflation.
Signaler un abus top domlor le 16/07/2012 à 15h39 Désolé pour le hors sujet, mais RTL a une attitude honteuse vis à vis du sport féminin : regarder le déséquilibre flagrant entre les informations sur les sports pratiqués par les hommes et ceux (parfois les mêmes) pratiqués par les femmes.

L'égalité Femme/Homme c'est pas du blabla, mais des pratiques quotidiennes, surtout quand elles ne coûtent presque rien : mais c'est peut être encore trop coûteux quand il s'agit de cojuger au féminin.

BRAVO RTL, NE CHANGER SURTOUT RIEN
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