Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 22/02/2012 à 10h10

Marie-Ange Le Boulaire, présidente de l'Association nationale pour la reconnaissance des victimes (ANPRV) et l'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, lors de la première édition en 2011. / AFP / Pierre Verdy
200 associations de victimes et d'aide aux victimes se réunissent place du Trocadéro à Paris mercredi pour la deuxième journée européenne. L'occasion de s'adresser aux candidats à l'élection présidentielle.
Cette journée, lancée par la journaliste Marie-Ange Le Boulaire, victime du violeur en série Patrick Tremeau, est l'occasion pour l'Association nationale pour la reconnaissance des victimes (ANRV) d'interpeller les candidats en campagne sur leur sort.
Selon Madame Le Boulaire, "les victimes ne sont toujours pas prises en charge de façon globale et efficace avec une aide psychologique, policière, judiciaire, sociale, professionnelle, familiale, financière et elles rencontrent des difficultés à se réinsérer dans la société".
Afin de coordonner les actions des ministères, des collectivités territoriales et de soutenir les associations, l'ANPRV demande la création d'un haut commissariat aux victimes.
Cette journée ouverte au public, à laquelle participeront le ministre de l'Intérieur Claude Guéant et des représentants des candidats à la présidentielle, propose douze ateliers de prévention (sécurité routière, danger des drogues, cybercriminalité, escroqueries des personnes âgées ou utilisant les cartes de crédit) animées par la police et gendarmerie.
Les associations présentes à ces journées regroupent aussi bien des victimes de drogues, de sectes, de chauffards, de terrorisme, de viol ou de discriminations.
Au cours de la journée, la députée UMP de l'Yonne Marie-Louise Fort doit remettre à Claude Guéant un rapport sur "La victime au coeur de l'action des forces de police et de gendarmerie". 
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