
La candidate du Front national à la présidentielle Marine Le Pen lors d'une conférence de presse le 1e février 2012 à Paris.
Crédit : AFP / Martin BureauCrédit : Jérôme Florin
Crédit : Sina Mir
"Pas fermée"
"Nous regarderons au cas par cas, notamment la sincérité du candidat UMP qui nous proposerait une telle 'entente'. Je ne suis pas fermée, a priori, à ce type de discussions", déclare Marine Le Pen, lorsqu'on lui demande si elle pourrait appeler à voter pour un candidat UMP contre la gauche, au cas où ce dernier appellerait à voter FN contre la gauche dans d'autres circonscriptions.
"Je pense, d'abord, que tout élu UMP qui appellerait à voter pour nous serait immédiatement exclu. J'estime impossible, ensuite, tout accord entre partis : pour monsieur (Jean-François) Copé mieux vaut un député communiste qu'un député FN !", déclare aussi Marine Le Pen, qui a voté blanc au second tour de la Présidentielle.
"Idem pour la Droite populaire (aile droite de l'UMP, Ndlr), qui a été créée, de son propre aveu, pour être une 'digue' contre le FN et non un 'pont' en sa direction", poursuit la dirigeante du parti d'extrême droite.
"Si discussions il doit y avoir, c'est à la base (...) Nous sommes prêts à accueillir et à encourager toutes les bonnes volontés, d'où qu'elles viennent", ajoute-t-elle.
"J'en appelle aux élus et électeurs de droite sincère, qui ont voté Nicolas Sarkozy tout en se reconnaissant dans nos idées et qui en ont assez de la machine à perdre qu'est devenue l'UMP : c'est le moment de construire, ensemble, le grand rassemblement que mérite la seule cause qui nous anime : l'amour de la France. Cette main tendue vaut aussi, évidemment, pour les patriotes de gauche", déclare-t-elle encore.
"Pas de 'liste noire' de candidats UMP à battre !"
"Je déteste cette expression. Nous n'avons pas effectué de liste et encore moins de liste noire de candidats UMP à faire battre à tout prix", a déclaré Marine Le Pen mercredi à l'AFP, ajoutant que Bruno Gollnisch lui-même, qu'elle avait "eu au téléphone", "(contestait) cette formulation".
Néanmoins, s'"il n'y a pas de liste noire", "les électeurs" frontistes "se souviendront probablement de manière spontanée des candidats UMP qui se seront exprimés de manière violente à notre égard, y compris en appelant à voter socialiste", a ajouté Marine Le Pen.
Mardi, lors d'une conférence de presse à Hyères (Var) où il est candidat aux Législatives, Bruno Gollnisch avait confirmé l'existence d'une "liste noire de personnalités qui ont déclaré explicitement qu'elles préféraient un candidat socialo-communiste au Front National", en cas de duels FN/gauche dans les seconds tours.
Bruno Gollnisch avait cité en premier "Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être servie", mais aussi Chantal Jouanno - qui ne sera pourtant pas candidate - Claude Guéant et Jean-François Copé.
"Contrairement à ce que laissent entendre certains commentaires, je n'ai jamais prononcé hier les mots de +liste noire+ qui sont propres à la question d'une journaliste", a ajouté M. Gollnisch dans un communiqué mercredi.
Sur son compte twitter, mardi, Chantal Jouanno s'est dit "honorée d'être sur la liste noire du FN (...) surtout un 8 mai..." avant d'ironiser : "Quelqu'un pourrait-il dire au FN que je ne suis pas candidate aux Législatives ?".
"Vous vous rendez compte ? Le mot liste, le mot noir, tout ce que cela peut signifier, incarner dans notre histoire", a réagi aussi le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, sur I-Télé. "Madame Le Pen a tout fait pour assurer la victoire du PS" et Nice a apporté le score "le "plus faible" à François Hollande. "Je dérange profondément" le Front National, a-t-il argumenté.
(Avec dépêches)
Publicité
Publicité
10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
10/04/2013 - 09h36
10/04/2013 - 09h34
Retrouvez des milliers d'offres d'emploi avec :
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.