Législatives en Grèce : les scénarios possibles vis-à-vis de la zone euro

Les drapeaux européen et grec flottent devant l'Acropole, à Athènes le 16 juin 2012

Les drapeaux européen et grec flottent devant l'Acropole, à Athènes le 16 juin 2012

Crédit : AFP, Andreas Solaro

Du plus noir au moins défavorable: les scénarios envisageables pour la Grèce et la zone euro, après les élections cruciales de dimanche qui risquent de déterminer l'avenir du pays. Le dirigeant du parti conservateur Nouvelle Démocratie Antonis Samaras est opposé à Alexis Tsipras, leader du parti de la gauche radical Syriza.

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Les Grecs savent que ce scrutin est important

Crédit : Gwendolyne Debono

1) Abandon de l'euro

Ce scénario catastrophe pourrait devenir réalité si le parti de gauche radicale Syriza remporte la majorité aux élections dimanche. Farouchement opposé au plan de rigueur imposé par les bailleurs de fonds, son chef Alexis Tsipras veut revenir sur le plan de rigueur, obtenu en échange de l'aide financière.

S'il prend les commandes de la Grèce, il se donne dix jours pour mener à bien ces négociations. Mais les Européens ne l'entendent pas de cette oreille. Pour eux, si la Grèce ne respecte pas ses engagements, elle ne recevra plus un centime et devra sortir de la zone euro.

Selon des responsables bien informés, les dirigeants de l'Union monétaire ont étudié la possibilité que le gouvernement grec émette des reconnaissances de dette s'il est incapable de payer les salaires, en attendant un possible retour à la drachme. "Cela ne signifie pas que nous nous dirigeons vers ce scénario", a toutefois souligné une de ces sources.
    
2) Non-application du plan d'austérité mais maintien dans la zone euro

Un gouvernement anti-austérité pourrait se former en Grèce, tout en décidant de rester dans la zone euro, comme le souhaite la majorité de la population.

Cela risquerait d'aboutir très vite à une impasse: les créanciers d'Athènes (UE et FMI) couperaient le robinet des prêts, entraînant rapidement un défaut de paiement grec. Cela mettrait les banques grecques et européennes en grande difficulté, avec un risque de propagation aux autres pays fragiles de la zone comme l'Espagne, et à terme, d'implosion de la zone euro elle-même.

3) Assouplissement du plan de rigueur

Les nouvelles autorités grecques, si elles s'engagent à respecter l'accord, pourraient se voir accorder "un peu plus de temps de la part de l'UE et du FMI", a affirmé vendredi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Ce scénario pourrait prendre forme en cas de formation d'un cabinet de droite sous la houlette de la Nouvelle Démocratie ou d'un cabinet d'union nationale, dirigé par une personnalité consensuelle.

Si des aménagements à la marge sont possibles (sur le contenu des réformes, la durée ou les taux d'intérêts), le coeur de l'accord entre Athènes et ses créanciers --qui repose sur des réformes structurelles-- n'est pas négociable, a affirmé une source européenne.

Ce serait en effet difficile à accepter pour l'opinion publique européenne, en particulier dans les pays qui ont mis en oeuvre des plans d'austérité.

4) Mise en oeuvre des réformes et maintien dans la zone euro

Dans ce scénario idéal, Athènes mettrait en oeuvre les mesures d'austérité exigées par ses créanciers et au fil des ans, le gouvernement grec réussirait à stabiliser l'économie du pays.
    

(avec AFP)

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7commentaires
Signaler un abus top dceane le 17/06/2012 à 15h43 nous n avons pas de leçon a donner au grec pas leur faute si leur gouvernement a mal gerer leur pays car faut pas oublier que nous on y arrive a grand pas avec notre normal et là eux pourront rigoler de nous voila ou on en arrive
Signaler un abus top GRIBOUILLE69 le 17/06/2012 à 14h38

même les adversaires allemands SPD de merkel l'ont bien précisé :

il n'y aura pas de renégociation du traité !!

ils auront seulement plus de temps pour rembouser ...
mais + de temps = ça coutera encore plus cher à la grèce

Signaler un abus top kikadissa le 17/06/2012 à 14h23

Les Grecs comme les Français aujourd'hui feront selon leur volonté.....et il faudra faire avec.
Signaler un abus top roertanmieux le 17/06/2012 à 11h42 bientot notre tour
alors moi la grèce
Signaler un abus top leglobule le 17/06/2012 à 11h18 J'attends.
J'attends que ce développent les commentaires.
Voir un petit peu combien de français vont venir ici donner une leçon de démocratie au peuple grec.

.....
Signaler un abus top enzotranquil le 17/06/2012 à 11h13 billet d'humeur de jean d'ormesson (bon ça a quelque peu changer)
Combien y a-t-il de pays avec un gouvernement socialiste, aujourd'hui dans l'Union Européenne ?
Trois pays seulement :
La Grèce, le Portugal et l'Espagne.
ET C'EST BIZARRE, TOUS AVEC DE GROS PROBLÈMES ÉCONOMIQUES ! ! !
Quelle coïncidence ! N'est-ce pas?
Cependant il n'y a pas lieu de se désespérer parce que, comme l'a dit Margaret Thatcher :
« le socialisme ne dure que jusqu'à ce que se termine l'argent des autres »
Signaler un abus top WHATSNEW le 17/06/2012 à 09h38 Ils ont le choix entre une droite économe qui respectera le plan d’épuration de leurs dettes ou une gauche laxiste qui n'a que cure et qui risque de les éjecter de l'UE. Ne faites pas la même erreur que nous, votez à droite !
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