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Législatives : Claude Guéant en quête de "légitimité"

Créé le 31/12/2011 à 17h42

"Mon attache à Boulogne est l'une des plus fortes que je possède". Le ministre de l'Intérieur, qui a annoncé sa candidature aux législatives de 2012 dans les Hauts-de-Seine, a rejeté samedi matin sur RTL les critiques autour de son parachutage, lancées par François Bayrou et quelques élus d'opposition. "La France a changé, il y a des gens qui bougent", explique-t-il. "Sont-ils des citoyens de seconde zone ? N'ont-ils le droit de se présenter nulle part ?". Ce proche de Nicolas Sarkozy, qui affrontera pour la première fois le verdict des urnes, a justifié sa candidature par le fait qu'il "souhaite continuer à l'accompagner avec la légitimité supplémentaire qu'apporte le suffrage universel". Pas un parachuté mais un "citoyen mobile"

Le ministre de l'Intérieur refuse de considérer sa candidature dans la 9ème circonscription des Hauts-de-Seine comme un parachutage. "J'ai vécu pendant plusieurs années à Boulogne-Billancourt, mes enfants y ont été scolarisés', explique-t-il à RTL.

"On m'a fait la proposition, donc je l'ai saisie, et je l'ai saisie d'autant plus volontiers que c'est une ville que je connais bien, que j'ai accompagnée d'ailleurs toutes ces dernières années dans un certain nombre d'évolutions, d'aménagements du territoire importantes".

Claude Guéant a également tenté de faire passer pour "has been" ceux qui lui reprochent son arrivée subite dans cette 9ème circonscription des Hauts-de-Seine. "Professionnellement j'étais préfet, donc j'ai tout le temps changé d'affectation", se justifie-t-il. "J'ai sillonné la France, et par définition, quelqu'un qui bouge n'a pas d'attaches très fortes, mais c'est l'une des plus fortes que j'ai".

"Il y a beaucoup de Français, qui comme moi, qu'ils soient fonctionnaires ou qu'ils travaillent en entreprise, sont des gens qui sont mobiles. Est ce que ce sont des citoyens de seconde zone ? Est-ce qu'ils n'ont le droit de se présenter nulle part ? La France a changé".

Besoin de "légitimité"

Répondant aux critiques qui lui reprochent de se lancer dans une circonscription facilement gagnable pour son baptême du feu, le ministre de l'Intérieur a expliqué connaître "peu de responsables politiques qui aillent délibérément dans des circonscriptions où ils sont sûrs d'être battus".

"J'entendais Monsieur Vallini (ndlr : André Vallini, socialiste proche de François Hollande) qui me reprochait d'aller dans une circonscription facile. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de caciques du parti socialiste qui aillent se présenter dans le 16ème arrondissement ou à Neuilly", a-t-il lancé. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire", avait ironisé M. Vallini vendredi.

Au-delà de la polémique, Claude Guéant est revenu sur les motifs qui l'ont poussé à se déclarer candidat. "Depuis 9 ans déjà, j'ai été un collaborateur très proche du président de la République, que ce soit comme directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, des Finances, comme secrétaire général de la Présidence", explique-t-il. "Depuis le mois de mars dernier, il m'a mis dans le bain politique, et j'ai envie de l'accompagner, avec la légitimité supplémentaire qu'apporte le suffrage universel dans le débat politique".

Guéant "n'a pas de doutes" sur la candidature de Sarkozy

Dans ce même entretien, le ministre de l'Intérieur a assuré ne "pas avoir de doute" sur la candidature du président Nicolas Sarkozy à un second mandat.
  
Interrogé sur RTL sur le fait de savoir si M. Sarkozy, lors de ses vœux à la Nation samedi soir, donnerait des indices sur la date à laquelle il annoncerait sa candidature à un second mandat, M. Guéant a répondu : "Je ne sais pas. Pour ma part, je n'ai pas de doute qu'il soit candidat, je pense que peu de Français en ont".
  
"En tout cas, ce qu'il fait actuellement, c'est son métier de président à temps plein et je pense que personne ne comprendrait qu'il soit candidat avant d'être président en charge de tous les problèmes difficiles que nous avons à régler", a ajouté le ministre.

   2012 et vous OK

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