Crédit : Marie-Bénédicte Allire
Après le Sénat, l'Assemblée à la diète ?
"Nous avons décidé de travailler ensemble pour moderniser et rendre plus transparentes nos institutions", a expliqué Claude Bartolone à la presse pour résumer la rencontre avec Jean-Pierre Bel, qualifiant ce déjeuner entre les deux présidents de gauche des deux chambres de "moment historique".
"Nous voulons améliorer nos échanges, nos travaux pour que les citoyens puissent se rendre compte que nous essayons de produire la loi de la meilleure qualité possible". Jean-Pierre Bel a mis en avant "le devoir d'exemplarité". "Cela ne signifie pas tomber dans je ne sais quel misérabilisme qui d'une certaine manière pourrait rabaisser la fonction", a-t-il précisé. "Tout ce qui peut paraître excessif par rapport à une règle de vie, pour des responsables politiques, il nous faut l'identifier et le supprimer".
Le président PS du Sénat élu à l'automne 2011 a engagé une série de mesures d'économie portant notamment sur le train de vie des élus (voyages, voitures, indemnités, forfaits taxis, transports, informatique). Les crédits de réception et de représentation ont ainsi été réduits de 30 % soit 140.000 euros par an.
Son prédécesseur, Gérard Larcher, avait procédé à une baisse de 30% de son indemnité. Début 2012, Jean-Pierre Bel a proposé que son indemnité soit diminué de 3% supplémentaires.
Diminution générale des indemnités des hautes fonctions
Le premier Conseil des ministres du quinquennat du président François Hollande avait fin mai adopté la réduction de 30% du salaire du président et des ministres. Cette mesure figurait
dans le programme du candidat Hollande.
Cette baisse de 30% de la rémunération du président de la République et du Premier ministre fera l'objet d'un projet de loi prochainement, puisqu'il fallait que la nouvelle Assemblée nationale soit élue. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avait expliqué qu'elle "serait rétroactive, c'est-à-dire qu'elle
prendra effet dès le 15 mai", date de la prise de fonctions de François
Hollande à l'Élysée.
La rémunération mensuelle brute d'un ministre était passée de 14.200 à 9.940 euros. Concernant le président et le Premier ministre, la rémunération brute a été abaissée de 21.300 à 14.910 euros.
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10/04/2013 - 09h48
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