Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 22/02/2012 à 18h57

Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Marseille. / AFP
Encore une journée bien remplie pour Nicolas Sarkozy. Avant de passer au JT de France 2 ce mercredi soir, où il va peut-être lancer une possible nouvelle proposition sur l'emploi, le président-candidat a voulu s'entretenir avec les députés de la majorité. Le chef de l'État a appelé les siens à se mobiliser derrière lui, relayer ses messages et porter le fer contre le candidat socialiste François Hollande, accusé de manquer d'idées neuves et de pratiquer l'art de "l'esquive".
La campagne de Sarkozy "dépote", se félicite l'UMP
Une semaine après avoir officiellement annoncé qu'il briguerait un second mandat, le président-candidat a rencontré dans une salle proche de son quartier général de campagne, dans le XVe arrondissement de Paris, des élus qui étaient pressés de longue date d'en découdre.
Les premiers meetings de Nicolas Sarkozy, à Annecy et à Marseille, et le frémissement constaté dans certains sondages, où le candidat UMP comble une partie de son retard sur François Hollande dans les intentions de vote du premier tour, ont suffi à redonner le moral aux troupes.
"La campagne est bonne. On voit ce qui était prévu quand Nicolas Sarkozy entre en campagne, ça dépote", a déclaré à la presse le député de Paris Bernard Debré. "Je suis arrivé confiant, je suis sorti encore plus confiant."
Selon l'ancien ministre du Budget Eric Woerth, le chef de l'Etat "a montré toute sa détermination à mener ce combat" électoral ."Il a également appelé tous les parlementaires à l'aider, à relayer aussi ses propositions."
Le député de la Drôme Hervé Mariton a estimé pour sa part que, même avec des sondages "pas globalement favorables, même s'il y a parfois quelques améliorations de-ci de-là, il y a une énergie extraordinaire".
"C'est tout sauf 'chronique d'une défaite annoncée'", a-t-il dit. "Il y a clairement une envie de gagner, parce qu'on a envie de gagner en tant qu'équipe.(...) Et cette énergie est là, elle est rappelée ce matin. Je crois que c'est plutôt bienvenu."
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'est chargé de porter les attaques contre François Hollande, accusé de pratiquer "l'art de l'esquive, sauf que l'esquive c'est pas une politique."
(avec AFP)
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