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POLITIQUE

Le Campus de l'UMP s'ouvre dans la zizanie

Créé le 03/09/2011 à 20h38

Militants et responsables politiques de la majorité sont réunis à Marseille.

Militants et responsables politiques de la majorité sont réunis à Marseille.

Le Campus d'été de l'UMP, organisé à Marseille, ne commence pas sous les meilleurs auspices. Lionnel Luca, l'un des ténors de la Droite populaire, collectif des "ultras" de l'UMP, a sermonné Jean-Pierre Raffarin vendredi après son coup de colère contre Nicolas Sarkozy et sa politique de rigueur, n'hésitant pas à fustiger le comportement "ringard" et "stupide" de l'ex-Premier ministre. "On ne demande pas des comptes au président de la République, franchement soyons sérieux!", a lancé M. Luca dans un rappel à l'ordre à l'intention de M. Raffarin. Des "querelles de ringards"

"On a été Premier ministre c'est bien, et que l'on amène toute son expérience et que l'on soit utile, et puis voilà. Mais que l'on ne vienne pas faire entendre sa petite musique à la vinaigrette le jour du rassemblement des jeunes". "C'est stupide !", a ajouté Lionnel Luca, visant clairement M. Raffarin.
  
"Nous, (à la droite populaire) on est les premiers à ramener notre gueule mais ce n'est pas pour autant qu'on n'est pas là quand il faut y être", s'est agacé le député.

"Et je trouve très déplaisant, a-t-il conclu, cette façon de déranger l'atmosphère sympa de cette réunion de jeunes avec des querelles de ringards !"

L'Elysée veut éviter toute division avant 2012

Le message d'unité derrière Nicolas Sarkozy est sérieusement mis à mal par le coup de colère de Jean-Pierre Raffarin contre le chef de l'Etat.
  
A moins de huit mois de la présidentielle, le parti majoritaire s'est donné rendez-vous jusqu'à dimanche à Marseille pour donner le coup d'envoi de la mobilisation pour la réélection de M. Sarkozy. Comme un "porte-bonheur"... Il y a cinq ans jour pour jour, c'est dans la cité phocéenne que s'était tenue la dernière université d'été UMP avant la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007.
  
Tout à son objectif de faire de ce grand raout un "contrepoint" à la "violence démentielle", à ses yeux, du PS à La Rochelle, le secrétaire général Jean-François Copé, qui a fait la paix mardi avec l'un de ses principaux adversaires, Christian Estrosi, s'est employé à répéter que "l'esprit de Marseille, c'est l'unité et le rassemblement".
  
Las, c'était sans compter la violente charge de Patrick Devedjian dans Le Monde. L'ex secrétaire général de l'UMP déplore ne voir "encore nulle part" le grand projet de société qu'exige la situation et critique la stratégie du parti tout en prédisant une présidentielle "difficile".
  
Quelques heures plus tard, le ciel marseillais s'est un peu plus assombri avec le coup de colère de Jean-Pierre Raffarin. Sur son blog, l'ex Premier ministre a annoncé sa "mise en congé" du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité dans l'attente d'une "clarification" sur les attaques "brutales" du chef de l'Etat.
  
La veille, en son absence, M. Sarkozy l'avait accusé "d'irresponsabilité" dans ses critiques sur le relèvement de la TVA sur les billets d'entrée des parcs à thème.

L'ancien Premier Ministre a finalement eu gain de cause sur ce sujet : le chef de l'Etat renonce finalement à augmenter le prix des billets des parcs à thèmes.
  
Deux épisodes dont se serait bien passé M. Copé et qui s'ajoutent à la grogne perceptible dans les rangs UMP sur d'autres volets du plan d'austérité Fillon et certaines orientations du projet présidentiel du parti concocté par Bruno Le Maire.

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