
L'ancien Président Nicolas Sarkozy
Crédit : AFP / ArchivesCrédit : Jérôme Florin
Crédit : Jérôme Florin
Oui ils sont tous redevenus sarkozystes !!!
Ecoutez-les bien ces candidats. Tous sans exception éprouvent le besoin de vous dire qu'ils ont vu Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé s'était même arrangé pour avoir un photographe de l'AFP sur le trottoir à la sortie de son déjeuner avec l'ancien président. Bruno Lemaire, lui, fait savoir plein de sous-entendus que Nicolas Sarkozy ne l'a « pas découragé dans sa démarche ». Vous l'aurez compris, le saint Grââl de l'UMP ne pourra s'acquérir qu'en se réclamant de Nicolas Sarkozy, même pour ceux qui, à un moment, ont pu se montrer critiques à l'égard de l'ancien chef de l'Etat. Ce n'est plus le moment. D'ailleurs ils seront tous présents à Nice fin août pour le premier grand raout de l'association des amis de Nicolas Sarkozy. Tout le monde veut être sur la photo.
Mais alors pourquoi tant d'amour pour l'ancien président qui a pourtant échoué et qui a été très critiqué dans son propre camp ?
Mais parce qu'il reste très populaire chez les militants UMP. S'ils n'ont pas toujours aimé la forme, ils estiment qu'au moins, il a incarné les valeurs de la droite : l'autorité, le travail. Et ce sont ces mêmes militants qui voteront en novembre pour choisir leur nouveau président. Donc pas question pour les prétendants au poste de se risquer à faire l'inventaire du sarkozysme. Politiquement, ce serait suicidaire.
2ème raison : pour l'instant personne ne s'impose réellement. Oui, François Fillon est porté par les sondages, mais beaucoup de ses anciens ministres sont aussi candidats ou se préparent à l'être : NKM, Xavier Bertrand, Bruno Lemaire. La preuve, expliquent certains, que l'ancien premier ministre n'a pas réussi à fédérer naturellement la droite autour de lui, pas plus que son rival Jean-François Copé.
Oui mais ça ne va pas durer. Le 26 novembre au matin, la droite aura un nouveau chef et Nicolas Sarkozy ne sera plus un sujet.
Ah parce que vous croyez qu'en cas de victoire par exemple de François Fillon, Jean-François Copé va ranger les couteaux et que tout le monde sera content ? Franchement à droite, personne n'y croit. D'ailleurs l'actuel patron de l'UMP a une base de repli en cas d'échec. Il a tout prévu. Le groupe UMP à l'assemblée, est tenu par son ami Christian Jacob. On imagine déjà d'où viendront les critiques si le parti perd les municipales de 2014. Et puis il reste encore un congrès en 2015 et des primaires avant 2017 alors la droite n'a pas fini de se déchirer. Voilà pourquoi les nostalgiques du sarkozysme sont aux aguets. « il faut garder à l'idée, confie un gardien du temple, que dans 2 ou 3 ans, Marine le Pen peut se retrouver devant l'UMP, à ce moment-là il faudra imaginer la possibilité d'un recours »
Un recours qui s'appellerait peut-être Sarkozy…
Oui, sauf qu'on se souvient que ceux qui ont espéré revenir un jour n'ont pas eu beaucoup de chance. Rappelez-vous : Valéry Giscard d'Estaing, Lionel Jospin. Ils se sont laissé griser par l'idée d'un come-back . Mais l'histoire ne les a pas attendus. Seul De Gaulle a réussi un retour. C'était en 58. Mais le contexte était très différent. Et puis on oublie juste une chose surtout : c'est que si beaucoup parlent aujourd'hui au nom de Nicolas Sarkozy, rien ne dit qu'il ait pour l'instant envie de revenir.
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10/04/2013 - 09h48
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