Crédit : Jérôme Chapuis
Selon plusieurs médias, le patron d'EDF Henri Proglio, ancien PDG de Veolia resté administrateur, veut "la tête d'Antoine Frérot" et s'est entendu "en début de semaine dernière" sur son remplacement par Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie et ex-numéro deux du gouvernement.
Une information qui a provoqué une cascade de protestations dans les rangs de l'opposition, à commencer par celle du prétendant socialiste à l'Elysée François Hollande qui a dénoncé en Nicolas Sarkozy le candidat "des confusions, des arrangements, des compromis".
"Aux antipodes des promesses de 'République irréprochable' de 2007, cette affaire est révélatrice des manœuvres que l'oligarchie pratique sans rien avoir à envier aux républiques bananières", estime dans un communiqué Steeve Briois, secrétaire général du Front national.
Une polémique qui tombe mal pour le "candidat du peuple"
Depuis son entrée en campagne, le président-candidat martèle, d'interviews en meetings, un même thème : il sera le candidat du peuple. "Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas celui d'une petite élite contre le peuple", a-t-il proclamé dimanche à Marseille en dénonçant banquiers et patrons qui ont "trahi les valeurs qu'ils devaient défendre" en s'accordant des rémunérations qui "défient le sens commun".
Une manière de gommer l'image "bling bling" et proche des patrons qui avait accompagné son entrée en fonction en 2007, du dîner au Fouquet's aux vacances sur le yacht de Vincent Bolloré, ou encore les accusations de favoritisme après la nomination avortée de son fils Jean à l'Epad à l'automne 2009.
Jean-Louis Borloo : "supputations, manipulations"
"Si depuis de nombreux mois, plusieurs groupes nationaux et internationaux m'ont contacté, notamment afin d'apporter mon analyse de manière informelle sur leurs évolutions et leurs métiers - ce fut notamment le cas, récemment pour Véolia, ni plus ni moins -, tout le reste n'est que supputations, manipulations, voire volonté de nuire", a notamment expliqué l'ancien ministre de l'Ecologie.
"Comme je l'ai toujours indiqué, mon calendrier aujourd'hui reste exclusivement politique. Je confirme d'ailleurs que je n'ai pas décidé de mettre un terme à ma carrière politique et reste concentré sur la construction d'un avenir pour la France", a ajouté le président du Parti radical en affirmant qu'"aucune rumeur ne (le) fera dévier".

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10/04/2013 - 09h48
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