François Hollande réclame la levée du secret Défense
L'équipe de François Hollande a demandé que le rôle joué par Nicolas Sarkozy dans l'affaire Karachi soit établi et a réclamé la levée du secret Défense "sur l'ensemble des documents relatifs à ces contrats" d'armements, après les dernières informations publiées sur cette affaire.
"Sur cette affaire, la vérité est un devoir d'Etat", écrit Bernard Cazeneuve, député PS et porte-parole de François Hollande. "Nous demandons (...) que les rôles joués par le Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur, son ministre de la Défense, François Léotard, et son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, soient enfin précisés", poursuit-il.
Dans cette perspective, écrit M. Cazeneuve, "le secret de la défense nationale doit être levé sur l'ensemble des documents relatifs à ces contrats".
Manuel Valls "exige" des explications
Le directeur de la communication de la campagne de François Hollande est plus ferme. Il "exige" que Nicolas Sarkozy "s'explique" sur l'affaire Karachi, qu'il qualifie d'"affaire d'Etat".
"Nous le devons aux familles des victimes", a-t-il dit, au sujet de l'attentat de Karachi de mai 2002, qui a fait fait 15 morts, dont 11 Français employés de la DCN.
"Cela fait plusieurs semaines que nous demandons à l'Assemblée que le président s'explique devant les Français", a insisté Manuel Valls, mentionnant une question au gouvernement en décembre de la députée PS Delphine Batho "rappelant que Nicolas Sarkozy ministre du Budget savait forcément qu'il y a eu des commissions et peut-être, ce qui était interdit, des rétrocommissions".
Marine Le Pen dénonce un "système" Sarkozy
L'équipe de campagne de Marine Le Pen juge que "les dernières révélations sur l'affaire Karachi" démontrent l'existence d'un "système Sarkozy" qui mêle "conflits d'intérêts, corruption et malversations".
"Devant des soupçons de plus en plus lourds, Nicolas Sarkozy doit d'urgence s'expliquer devant les Français, de la manière la plus précise possible, sur ce qu'il faut bien nommer un système Sarkozy", écrit le porte-parole de la présidente du Front National, Wallerand de Saint Just, dans un communiqué.
Selon lui, "le système Sarkozy mêle conflits d'intérêt, corruption et malversations: les Français sont en droit d'en connaître tous les aboutissants, avant de le faire tomber dans les urnes en avril prochain".
Le gouvernement affirme collaborer à l'enquête
Côté majorité, les ministres font bloc derrière le président de la République, à commencer par Nathalie Kosciusko-Morizet. La ministre de l'Ecologie explique que "le gouvernement a systématiquement déclassifié ce qui était autorisé à la déclassification et accompagné la justice de toutes les manières qu'il pouvait pour que la justice puisse faire son travail".
Même son de cloche du côté du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. "Il y a une enquête judiciaire qui est en cours", explique-t-il. "A chaque fois que le gouvernement était sollicité pour fournir des informations à la justice, il l'a fait. Dons nous jouons la transparence, et laissons l'enquête judiciaire se dérouler".
Retour sur l'affaire Karachi
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10/04/2013 - 09h48
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