Vidéo
POLITIQUE ENVIRONNEMENT VIDEO

Jean-Louis Borloo : "3/4 des vols internationaux assurés ce mardi"

Créé le 20/04/2010 à 13h15 - Mis à jour le 20/04/2010 à 13h20

Jean-Louis Borloo sur RTL le 11 septembre 2009

Jean-Louis Borloo sur RTL le 11 septembre 2009 / La rédaction de RTL

Jean-Louis Borloo répondait aux questions de Philippe Corbé mardi matin. Le ministre de l'Environnement et des Transports a annoncé que les aéroports parisiens de Roissy-Charles de Gaulle et Orly allaient assurer mardi, "progressivement", les trois-quarts des vols internationaux. Bonjour Jean Louis Borloo

Bonjour ...

Dans dix minutes maintenant, le ciel du nord de la France va être à nouveau partiellement ouvert à des vols commerciaux, à travers notamment des corridors entre les aéroports parisiens et le Sud. Qui aura droit concrètement de monter dans ces avions ?

Alors, à partir de 8h, les plateformes de Roissy et d'Orly vont assumer progressivement dans la journée les trois quarts des vols internationaux et chargées notamment ...

Long Courrier ?

Oui, des vols Long Courrier parce qu'on a un problème absolument massif de personnes qui sont bloquées, alors qui ... au Maghreb, en Egypte, aux Etats Unis, au Japon, etc ... Moi j'ai demandé, je continue à demander solennellement aux personnes qui pourraient ne pas avoir un besoin absolu de voyager dans cette période de crise, pendant 24 ou 48 heures de ne pas le faire, de façon à ce qu'on puisse avoir des vols solidaires, enfin pouvoir rapatrier ou renvoyer ...

C'est ça la priorité : renvoyer les passagers étrangers bloqués à Paris ou en France ?

D'une part et nos compatriotes bloqués depuis 4, 5, 6 jours extrêmement loin.

Ce seront des vols spéciaux ?

Alors, non, non, ce sont des vols affrétés par les compagnies qui mixtent, en réalité, un vol commercial et ce qu'on essaie d'appeler un complément de solidarité sur ces vols ... c'est donc vraisemblablement difficile à conjuguer comme vous pouvez l'imaginer. Et puis, pour être complet, nous assurons 25% des vols intérieurs, c'est pour ça qu'il est nécessaire que les trains fonctionnent le mieux possible, la SNCF a mis des moyens considérables et les autocaristes français également.

Concrètement, ceux qui diffèreront en solidarité leur billet, est-ce qu'ils pourront conserver la validité de ces billets ?


Oui absolument. Les 18 compagnies françaises, vous pouvez consulter le site internet, enfin les 18 compagnies françaises ont garanti le maintien du ticket dans des conditions de droit d'utilisation absolue dans les jours qui viennent pour les personnes qui renonceraient à ce ticket.

Donc, on ne perdra pas d'argent, si on a un billet Paris - New York, on pourra le récupérer ?


Non, absolument pas.

On pourra le récupérer ?


Absolument. Absolument.

Quand est-ce que les autres destinations seront ouvertes ? Toutes les destinations en France, et les destinations Moyen Courrier, Londres, Berlin, Madrid, Rome.


Alors, vous savez que nos amis allemands n'ont pas rouvert, pour l'instant ; nos amis britanniques non plus, très partiellement, et c'est à nouveau fermé. Il faut bien avoir en tête que devant cette situation, la France, d'abord avait décidé de maintenir ses plateformes Sud en tout état de cause pour permettre un début de rapatriement alors qu'on était  normalement dans la zone dite difficile pour ne pas dire interdite. On l'a fait parce qu'on avait des tests d'avions absolument normaux dont on a démonté les moteurs et qui nous permettaient de dire qu'on pouvait continuer avec ces vols-là. Nous avons, hier, demandé parce qu'on a une gestion européenne, il faut bien se rendre compte que Paris c'est le même espace aérien que Bruxelles ou quasiment que Londres. Donc, nous avons demandé, hier, qu'il y ait une zone dite de prudence, d'extrême prudence, c'est-à-dire où on prend nos responsabilités  -on le fait en France-  qui permet d'avoir un retour progressif à la normale. Et pour répondre à votre question, aujourd'hui vous ne pouvez pas aller à Londres en avion, vous ne pouvez pas aller à Berlin en avion. D'ailleurs, je voyais ce matin que l'Equipe de Barcelone est allée en car à Milan, les deux qui sont très au Sud et à l'extérieur de la zone dite de danger.

Est-ce que ça pourrait reprendre avant le week end, avant les départs en vacances ?


Ecoutez, moi je ne sais pas encore ouvrir ou fermer un volcan, et je n'oriente pas les vents. On a, à priori, une bascule météo favorable à partir de vendredi matin ; en même temps, le volcan continue à émettre ses particules extrêmement fines et  qui, je le rappelle, sont extrêmement dangereuses. Il faut bien avoir en tête que nous sommes toujours dans une situation de crise. Nous faisons voler des avions dans des conditions de sécurité particulières. Je n'ai aucun doute sur la sécurité. Ca reste une situation de crise. Nous faisons décoller ce matin un Falcon 20 équipé, hier un ATR 42, avant-hier un Dornier 228, mais on ne passe pas tout d'un coup à une situation normale. Alors, je demande aux passagers de comprendre, à nos compatriotes à l'étranger de prendre contact avec les consulats pour que la famille française autour des consulats s'organise pour faire des accueils parce qu'il y a des pays où les billets d'hôtels sont extrêmement chers et puis, je demande aussi qu'on comprenne le personnel d'accueil des aéroports et des compagnies qui essaie de gérer cette crise dans les meilleures conditions possibles.

Vous avez entendu Alain Duhamel, on se pose beaucoup de questions sur le principe de précaution. Est-ce que vous n'avez pas pêché par excès de prudence ?


Ecoutez, on fera les commentaires après.

Le commentaire, par exemple, du président de l'association internationale des compagnies aériennes qui dit : aucune évaluation, aucune consultation, aucune coordination, aucun leadership. Il a fallu cinq jours pour que vous fassiez une vidéo-conférence avec vos collègues ?


Mais enfin, leur association européenne a rappelé, hier, les autorités nationales, je cite : à placer la sécurité avant les considérations de nature commerciale. Alors, attendez. Il faut bien savoir qu'un avion ça transporte des personnes. 200 à 300 personnes. On sait pertinemment que traverser un nuage volcanique c'est dangereux. Ca peut même être mortel. On  a un F 16 et un F 18 qui ont été esquintés, il y a quatre jours. Avion militaire. On connaît la situation.

Moi je considère qu'on a eu raison de prendre ces mesures de sécurité civile, on a eu raison de prendre ces sécurités ; et la France a assoupli le dispositif pour elle-même et a demandé à ce qu'on l'assouplisse pour l'Europe. Ca a été fait et obtenu. De là à vous dire : est-ce qu'on aurait pu gagner trois heures ? On peut toujours faire des commentaires. Ce que je sais, c'est qu'avec une telle catastrophe, à cette heure-ci, il n'y a pas un avion qui s'est écrasé, pas un, il n'y a pas un mort. Nous reprenons le trafic dans des conditions une fois de plus d'extrêmes difficultés. La question se pose de savoir s'il y avait un développement extrêmement important, est-ce qu'on doit avoir en permanence des avions pré-équipés pour faire des mesures ?

Parce qu'il a fallu attendre, hier, pour qu'un avion de Météo France fasse des tests !


Oui, mais attendez le test d'un avion de Météo France, c'est un test à un endroit, à une heure donnée, ça ne vous donne absolument pas l'ensemble des couches. Les meilleures thèses ce sont de vrais avions avec des vrais réacteurs qui volent, qui se posent dont on démonte les réacteurs pour vérifier l'état des moteurs. Ca, c'est fait depuis trois jours. C'est bien parce que c'est fait depuis  trois jours que nous avons pris la responsabilité de maintenir les plateformes françaises sud-est et sud-ouest ouvertes alors qu'elles étaient dans le périmètre dit interdit ou conseillé interdit. Et c'est pour ça que Paris qui est toujours dans cette zone théorique, nous rouvrons l'aéroport ce matin.

Juste en un mot : 35 millions d'euros de pertes pour Air France par jour. Est-ce que vous êtes d'accord avec le principe d'une aide de l'Etat pour les compagnies aériennes ?

Mais oui, on l'a dit, le premier jour. Permettez-moi de dire un mot ...

Rapidement.

Je lis ; j'ai vu des titres là : Sous pression des compagnies aériennes. Attendez ! Je trouve ça assez scandaleux. D'abord parce que les compagnies aériennes étaient avec nous en gestion de crise, 24-24 et se comportent parfaitement bien. C'est avec nous qu'il a été essayé de faire voler des appareils commerciaux classiques avec des problèmes d'assurance que vous pouvez deviner. On gère tout ça avec eux ; et on ne fait pas voler des avions sous une pression commerciale. Notre métier c'est de faire voler des avions, de permettre le rapatriement. C'est un service que nous devons. On le fait voler à chaque fois qu'on peut. La seule limite c'est la contrainte de sécurité.

Jean Louis Borloo était l'invité d'RTL ce matin. Bonne journée.

En colère ! On l'a entendu

Non. Déterminé.

Publicité

Publicité

Publicité