Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 05/08/2008 à 08h30 - Mis à jour le 05/08/2008 à 11h03

La garde des Sceaux, Rachida Dati / DR
Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, la ministre de la Justice Rachida Dati a reçu sur son téléphone portable personnel un SMS particulièrement inquiétant. Parmi une flopée d'injures, l'expéditeur annonce son intention de "faire sauter Toulouse". Les services anti-terroristes sont immédiatement saisis de l'affaire et remontent jusqu'à un jeune homme de 21 ans, déjà connu des services de police pour des faits de violence.
Ce jeune homme a obtenu le numéro de
la Garde des
Sceaux par une amie, salariée de l'opérateur SFR où elle avait accès au fichier
des personnalités. Au moment de son interpellation, il avait également en sa
possession les numéros de nombreuses personnalités dont Ségolène Royal. Il aurait
simplement voulu s'amuser. Les deux complices, ainsi qu'un autre ami, ont été
mis en examen et placés sous contrôle judiciaire ce week-end à Toulouse pour
"outrage et menace", ainsi que recel de documents obtenus grâce à une
divulgation sans autorisation. En janvier dernier, une employée d'Orange avait
fourni le numéro de Cécilia Sarkozy à des amis qui en avaient profité pour menacer
de mort son fils Louis.
Rachida Dati qui semble par ailleurs
cristalliser certains mécontentements. Deux jours avant le SMS, elle demandait
à ce que les patrouilles policières autour de son domicile soient renforcées.
Deux jours après le SMS, une nouvelle flopée d'insultes à son intention étaient
enregistrées sur le répondeur de la mairie du VIIe arrondissement dont elle est
maire. Ces deux affaires n'ont rien à voir avec celle du SMS.
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