POLITIQUE

Indignation après l'arrivée annoncée de Jean Sarkozy à la tête de la Défense

Créé le 12/10/2009 à 19h02 - Mis à jour le 13/10/2009 à 07h13

A 23 ans, le fils cadet de Nicolas Sarkozy est déjà conseiller général et président du groupe UMP des Hauts-de-Seine

A 23 ans, le fils cadet de Nicolas Sarkozy est déjà conseiller général et président du groupe UMP des Hauts-de-Seine / AFP

La polémique autour de Frédéric Mitterrand s'estompe à peine qu'une nouvelle querelle politique enfle sur la nomination d'un fils de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'établissement public gérant le quartier de La Défense. Invitée du "Grand Jury" sur RTL dimanche, la socialiste Ségolène Royal s'est dit "choquée", évoquant une "atteinte grave aux règles du bon fonctionnement de la République". Pour les Verts, les communistes et le MoDem, on est en plein népotisme. Les grognards de l'UMP sont en revanche montés au créneau pour défendre le fils cadet du chef de l'État. Le socialiste Laurent Fabius a ironisé sur cette probable nomination, une décision "très injuste" selon lui, car "que vont faire les autres enfants" du président ? L'ancien patron du PS François Hollande a estimé que les "nominations impartiales" étaient le meilleur moyen d'éviter la "confusion des genres".

Pour le député socialiste Arnaud Montebourg, "c'est la destruction par les pratiques du pouvoir de l'esprit républicain et de la République".

Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret et ami du président Nicolas Sarkozy, a jugé lundi sur RTL que Jean Sarkozy avait "peut-être encore plus de talent que son père à son âge". Pour lui,  "cela n'a rien à voir avec le fait qu'il soit le fils de son père. Ce n'est pas parce qu'il est le fils du président de la République qu'il est là, c'est parce qu'il a le talent pour le faire".

"Il sera assisté et donc il sera aidé", a expliqué pour sa part Patrick Devedjian, actuel président de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad), touché par la limite d'âge. Selon le ministre de la Relance, "c'est en forgeant que l'on devient forgeron".

Le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, s'est indigné sur RTL des attaques "médiocres" de l'opposition (Ecouter l'interview de Jean-Michel Aphatie).

Marine Le Pen a estimé que "Nicolas Sarkozy prend la France pour une République bananière". Selon la vice-présidente du FN, "passe-droit, privilège de naissance, confusion des genres, fait du prince, sont devenus le quotidien imposé aux Français".

Ecouter aussi :Christophe Grébert : "Sarkozy ou pas, les portes de l'EPAD ne s'ouvrent pas aux personnes sans expérience"

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