Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 07/01/2010 à 18h16 - Mis à jour le 09/01/2010 à 13h04

Un micro RTL / DR
Toute la classe politique commençait à réagir jeudi matin à l'annonce du décès de Philippe Séguin, mort dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 66 ans. RTL a organisé une émission spéciale à 8h30 avec Jean-Michel Aphatie et Alain Duhamel, les deux éditorialistes maison.
Ecouter aussi :
- Philippe Séguin est mort à l'âge de 66 ans
- Charles Pasqua sur RTL : "Philippe avait l'étoffe d'un chef de l'Etat"
Les réactions politiques au décès de Philippe Séguin :
*** NICOLAS SARKOZY, président de la République :
"Tous ceux qui l'ont connu et l'ont côtoyé (...) garderont le souvenir d'un homme particulièrement attachant, d'un homme à l'intelligence rare, d'un homme au tempérament chaleureux et généreux, d'un homme entier et absolument passionné.
"Passionné surtout par la France, sa République et son Etat, il a consacré toute sa vie, toute l'étendue de ses talents et la force exceptionnelle de ses convictions à la chose publique."
"Philippe Séguin n'était pas homme à transiger avec ses convictions. (Il a été) l'une des grandes figures et l'une des grandes voix de notre vie nationale. Elles nous manqueront."
*** JACQUES CHIRAC, ancien président de la République :
"La France perd aujourd'hui un homme d'honneur, un homme d'Etat d'une exceptionnelle intelligence."
"Philippe Séguin aura toujours su batailler pour faire triompher ses fortes convictions, en ayant toujours à coeur d'améliorer la situation des plus fragiles et de renforcer le poids et la grandeur de notre pays.
"Avec lui, les mots de République, de Nation et d'Etat prenaient tout leur sens. Je perds, pour ma part, un ami pour lequel j'avais un grand respect et une profonde affection."
*** JEAN-LOUIS DEBRE, président du Conseil constitutionnel :
"Philippe Séguin a marqué la vie politique française, c'était une personnalité forte, complexe, capable de résister, capable de dire non."
"Il y avait chez lui une certaine idée de la France (...) le désir (..) de faire en sorte que la France soit respectée, forte et fière."
*** VALERY GISCARD D'ESTAING, ancien président de la République :
"C'était un homme libre (...) Il avait la rare stature d'un homme d'Etat, il était un des rares hommes d'Etat contemporains (...) et sa perte appauvrit la vie politique de la France."
*** ALAIN JUPPE, ancien Premier ministre :
"C'était une intelligence brillante, un caractère, quelqu'un qui avait beaucoup de hauteur de vue et une très grande exigence morale. Je pense que c'est une grande perte pour la République".
"Nous avons beaucoup oeuvré autour de Jacques Chirac. Nous avions ce même attachement à la République qui chez lui était très viscéral et finalement socialement nous avons eu le même parcours".
"Ce n'était pas quelqu'un de facile et nous avons eu parfois des divergences fortes notamment sur l'Europe mais cela ne diminuait pas la très grande estime que j'avais pour lui".
*** BERNARD ACCOYER, président de l'Assemblée nationale :
"C'est une très grande perte parce que Philippe Séguin était avant tout une personnalité exceptionnelle, une personnalité très riche par sa culture mais également par ses convictions de républicain, de gaulliste, de démocrate et son parcours était un parcours politique exemplaire de rigueur et d'honnêteté.
*** MICHELE ALLIOT-MARIE, ministre de la Justice :
"Philippe (Séguin) était un vrai gaulliste social avec un engagement très fort, dans une conception exigeante qui est celle de la République et de la démocratie.
"C'était quelqu'un d'entier dans son engagement, parce qu'il avait des convictions très fortes et il avait besoin de les exprimer."
*** NADINE MORANO, secrétaire d'Etat à la Famille :
"Aujourd'hui, la France perd un homme d'Etat, un monument de la vie politique française. Les gaullistes perdent un de leurs leaders, un de leurs chefs charismatiques et les Lorrains un membre de leur famille.
"Il a dépassé les clivages politiques puisque lorsqu'il a fallu prendre position sur l'abolition de la peine de mort et donc être aux côtés de François Mitterrand, il a eu le courage de le faire".
*** CHRISTINE LAGARDE, ministre de l'Economie :
"J'ai été vraiment hébétée et attristée quand j'ai entendu cette nouvelle. Je suis triste (…) J'ai surtout le souvenir de lui comme président du conseil d'administration de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence dont j'étais aussi membre et ce sont des souvenirs d'énergie, d'efficacité et de joie dans un pays de soleil."
*** FRANÇOIS BAYROU, président du Mouvement démocrate :
"Une figure va nous manquer (...) Si on pense à lui (...) il y a un adjectif qui vient c'est républicain".
*** MARTINE AUBRY, secrétaire général du Parti socialiste :
"Avec Philippe Séguin disparaît un très grand serviteur de l'Etat qui a eu toute sa vie une passion pour l'intérêt général.
"Ces dernières années (...) il était devenu pour la République un sage dont la voix était une référence et une boussole. C'était un homme passionné, profondément honnête et sincère. On aimait ses colères et on les écoutait car elles tombaient juste. C'était un homme chaleureux qui aimait la vie."
*** SEGOLENE ROYAL, présidente de la région Poitou-Charentes :
"Je salue Philippe Séguin, infatigable serviteur de l'Etat, gardien des valeurs républicaines. C'était un homme de convictions qui savait garder une véritable liberté d'esprit. Il avait ainsi gagné l'estime et le respect au-delà de sa famille politique."
*** CHARLES PASQUA, ancien ministre de l'Intérieur :
"C'est un homme qui n'avait pas d'ambition personnelle mais une ambition pour la France. Il voulait servir. Si les circonstances s'y étaient prêtées, cela aurait certainement un excellent Premier ministre et il avait l'étoffe d'un président, c'est certain."
*** PHILIPPE DE VILLIERS, président du Mouvement pour la France :
"C'était un patriote exigeant, un grand serviteur de la France, d'une grande rigueur intellectuelle, d'une grande culture et d'une grande curiosité d'esprit", a déclaré à l'AFP le président du conseil général de Vendée.
"J'ai perdu un ami dont la pensée et l'action sont intimement ancrées dans la défense de la souveraineté nationale". "Nous nous sommes retrouvés dans le grand combat de Maastricht, avec Charles Pasqua. On nous appelait alors les 'trois conscrits de Maastricht'", a rappelé l'eurodéputé souverainiste.
*** JEAN-MARIE LE PEN, président du Front national :
"Homme de caractère, pupille de la nation, c'était un patriote qui condamnait le traité de Maastricht".
"Adversaire politique loyal", Philippe Séguin "s'était mis en marge du monde politique continuant de servir le pays à la tête de la Cour des Comptes".
Publicité
Publicité
Publicité