EDITO VIDEO - Les chiffres de l'OCDE : des statistiques oui, mais qui lisent l'avenir du monde
Créé le 28/10/2011 à 22h35

François Hollande lors de son discours d'investiture comme candidat du Parti Socialiste à la présidentielle de 2012 samedi 22 octobre à Paris / AFP/J.Saget
François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, a opposé vendredi les 2,5 milliards d'euros que coûterait pendant son quinquennat sa proposition de créer 60.000 postes dans l'Education nationale aux "75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux" pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Lors de l'émission télévisée "Face à la crise", jeudi soir sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy a indirectement attaqué François Hollande, favori des sondages, en déclarant qu'aucun "candidat du système" ne l'avait jamais emporté au final. Un Nicolas Sarkozy qui avait aussi critiqué sa proposition d'embaucher 60.000 personnes dans l'Education nationale en cinq ans ("mais où est-ce qu'on va trouver l'argent ?"). La réponse n'a pas tardé.
"Je veux préparer l'avenir, c'est-à-dire l'avenir de nos enfants. Si on veut qu'il y ait de la croissance, si on veut qu'il y ait demain de l'emploi, il faut que nos enfants soient les mieux formés possible. Ce n'est plus le cas. Il y a eu 100.000 suppressions de postes dans l'Education nationale", a-t-il dit à France 2.
"L'argent, c'est 500 millions d'euros par an, à la fin du quinquennat -- le mien si je suis élu par les Français--, ça fera 2,5 milliards", a-t-il assuré, alors qu'il y a eu "75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy".
"Ma proposition c'est 2 milliards et demi", a-t-il insisté. "Il n'y a qu'une seule limite à ma proposition: est-ce qu'on pourra trouver encore des jeunes qui se présentent aux concours de l'Education nationale?", s'est interrogé le député de Corrèze.
"Je ne dissimule pas le coût --500 millions d'euros, 2 milliards et demi à la fin du quinquennat-- mais la vraie limite c'est +est-ce que dans le découragement qui existe aujourd'hui dans la jeunesse pour préparer les concours de l'Education nationale, on pourra encore trouver des étudiants qui voudront se destiner à ce métier-là?+", a-t-il demandé.
La posture offensive adoptée Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée "n'est qu'un habillage commode pour justifier un quinquennat raté", estime François Hollande à propos de son futur rival à l'élection présidentielle.
"Nicolas Sarkozy ne protège pas les Français"
Pour le prétendant socialiste à l'Elysée, interrogé dans Le Monde daté de samedi, "Nicolas Sarkozy est candidat", même s'il n'entend le confirmer qu'au début de l'année prochaine. Dans cette perspective, le chef de l'Etat "a peut-être une expérience, mais il n'échappera pas à son bilan", dit le député de Corrèze.
"Nicolas Sarkozy ne protège pas les Français. En cinq ans, il les aura rendus plus vulnérables et plus dépendants, du fait de l'endettement public et de la dégradation de notre compétitivité", accuse-t-il.
Le leader socialiste dénonce notamment les "75 milliards de cadeaux fiscaux qui ont dégradé les comptes publics" et les "500 milliards d'euros de dette publique" creusés depuis 2007.
Lors de l'émission télévisée "Face à la crise", jeudi soir sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy a indirectement attaqué François Hollande, favori des sondages, en déclarant qu'aucun "candidat du système" ne l'avait jamais emporté au final.
"M. Sarkozy a la mémoire longue pour les autres, mais courte pour lui-même"
"Si je suis le candidat d'un système, c'est celui de la démocratie, à travers les primaires", réplique celui qui a remporté la primaire PS avec 56,6% des voix au second tour.
François Hollande répond aussi aux attaques du chef de l'Etat sur la semaine de 35 heures et la retraite à 60 ans, des mesures mises en place par des gouvernements de gauche.
"Pourquoi n'est-il pas remonté à 1936 avec les congés payés, ou même au début du XXe siècle avec la journée de huit heures et le repos dominical?", ironise-t-il. "M. Sarkozy a la mémoire longue pour les autres, mais courte pour lui-même". "Nous aurons face à nous un candidat sans mémoire. L'amnésie lui servira de viatique", conclut-il.
Chatel dézingue les propositions d'Hollande sur l'éducation
Luc Chatel a assuré vendredi soir que François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, "navigue entre mensonge et incompétence" lorsqu'il évalue à 2,5 milliards d'euros pendant son quinquennat sa proposition de créer 60.000 postes dans l'Education nationale.
"C'est faux", affirme le ministre de l'Education, en expliquant que la création de 60.000 postes, c'est la création de 12.000 postes par an sur cinq ans, "soit 500 millions d'euros la première année, 1 milliard la deuxième année, 1,5 milliard la troisième année, 2 milliards la quatrième année et 2,5 milliards la dernière année". Le cumul "serait alors de 7,5 milliards d'euros et non de 2,5 milliards", ajoute Luc Chatel qui estime que M. Hollande "est fâché avec les chiffres".
"Cette proposition de créer 60.000 postes est en train de devenir pour M. Hollande le sparadrap du capitaine Haddock", ironise le ministre de l'Education.
"On a vu Michel Sapin (l'un des spécialistes socialistes de l'économie et proche de M. Hollande, ndlr) amorcer un virage sur l'aile" en expliquant que ses postes seront prélevés sur d'autres postes, dit M. Chatel en demandant si l'on supprimera alors "60.000 postes d'infirmières ou 60.000 postes de policiers ...". 
(Avec AFP)
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