Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 03/11/2011 à 18h10

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le 31 mars 2011 à Marseille / AFP / Archives, Anne-Christine Poujoulat
"Je resterai en fonction et j'accomplirai mon mandat jusqu'au bout. Je suis innocent" : la réaction de Jean-Noël Guérini n'a pas tardé après que le Bureau national du PS lui a demandé mercredi de démissionner de la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône. "La direction a demandé sa mise en retrait et d'en tirer toutes les conséquences en terme d'exécutif, de présidence et de participation au groupe socialiste au Sénat et au Conseil général", avait indiqué en début de soirée Benoît Hamon, porte-parole du PS.
Il est le caillou dans la chaussure des socialistes. Jean-Noël Guérini est au cœur d'une affaire judiciaire pour des malversations présumées touchant à des marchés publics et impliquant son frère Alexandre.
Le sénateur et président du conseil général des Bouches-du-Rhône a été mis en examen le 8 octobre dernier.
Le Parti socialiste, par la voix d'Harlem Désir, avait déjà demandé à Jean-Noël Guérini de quitter ses fonctions, s'il était poursuivi pour des faits aussi "graves". L'élu, qui clame son innocence et se montre prêt au bras de fer, avait rétorqué qu'il "n'accepterait pas d'être un bouc émissaire".
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