
Six bureaux de vote auraient été touchés par ces intimidations
Crédit : AFP / L.GouliamakiLe porte-parole de la police, Athanassios Kokkalakis, a d'abord confirmé un cas impliquant "une quinzaine de membres du groupe Chryssi Avghi" dans un bureau d'une banlieue populaire d'Athènes, puis admis un deuxième incident dans un bureau proche, à Pétroupolis, sans être en mesure de fournir plus de détails.
Longtemps groupuscule semi-clandestin, notamment réputé pour ses agressions de migrants, Chryssi Avhi (Aube dorée) est crédité par les sondages d'un score lui permettant d'entrer au parlement à l'issue du scrutin de dimanche, pour avoir su exploiter la colère de l'électorat face à la crise économique et sociale.
Un témoin oculaire a raconté sous le couvert de l'anonymat l'irruption du groupe à Pétroupolis: "ils sont arrivés en voiture, ont bloqué la route, sont entrés dans le bureau où ils ont injurié et menacé les représentants de gauche et les électeurs, puis sont repartis", a-t-il affirmé.
M. Kokkalakis a souligné que le bon déroulement du scrutin était du ressort des assesseurs, et non de la police, "qui bien sûr est vigilante face à toute manifestation extrémiste tant de gauche que de droite".
Elu en 2010 au conseil municipal d'Athènes après avoir noyauté les quartiers pauvres du centre d'Athènes où s'entassent les migrants en transit, le chef de Chryssi Avghi s'y était signalé par un salut hitlérien, à l'issue d'une altercation avec un dirigeant d Antarsya.
La gauche grecque dénonce depuis des années l'inertie voire la complaisance policière envers les violences de ce groupe.
(avec AFP)
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10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
10/04/2013 - 09h36
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