EDITO VIDEO - Les chiffres de l'OCDE : des statistiques oui, mais qui lisent l'avenir du monde
Créé le 12/02/2012 à 08h30

François Hollande / AFP
Les propos de Nicolas Sarkozy n'en finissent plus de susciter la critique. Le candidat PS à la présidentielle François Hollande a jugé samedi, en réaction à la proposition du président sortant d'organiser un référendum sur les obligations des chômeurs, qu'il n'était "jamais utile pour un président sortant" de "s'en prendre aux plus fragiles". Pour le député de Corrèze, "s'il y a eu échec, c'est parce qu'au sommet de l'Etat, il n'y a pas eu la volonté, il n'y a pas eu la capacité, il n'y a pas eu la réussite". François Bayrou, mais aussi Jean-Louis Borloo ont également exprimé leur opposition à l'idée de référendums concernant les chômeurs.
"Moi, je vais vers les Français"
"Il n'est jamais utile pour un président sortant qui est en échec de s'en prendre aux plus fragiles", a déclaré M. Hollande au début d'une visite sur le thème du sport à Créteil, considérant que "ce n'est pas ceux qui sont les victimes qui doivent aujourd'hui être les responsables".
Interrogé sur le virage très à droite du président de la République avec ses propositions déclinées dans le Figaro Magazine, M. Hollande a rétorqué: "Moi, je vais vers les Français, aujourd'hui je suis avec le mouvement sportif".
Hollande file la métaphore sportive
A quelques heures d'une rencontre avec l'ancien athlète Stéphane Caristan, François Hollande a souligné qu'"il y a une grande règle dans le sport : ne jamais se retourner, surtout quand on est en tête, et ne jamais regarder ce que font les autres". "Donc c'est suivre son chemin, être dans son couloir, tenir bon sur sa ligne et ne pas se laisser détourner ou dévier", a ajouté le candidat PS à l'Elysée, filant la métaphore.
Aux journalistes qui lui faisaient remarquer qu'il avait davantage axé sa campagne sur l'économie et le social alors que le président sortant en passe de se déclarer comme candidat faisait des propositions sur les valeurs, M. Hollande a glissé: "pour faire une bonne économie, il faut avoir de bonnes valeurs et de bonnes valeurs, ce ne sont pas forcément celles de la Bourse".
Des alliés potentiels de Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Jean-Louis Borloo en tête, ont également jugés avec une extrême sévérité les propositions de référendum et la dérive droitière du président sortant.
(Avec AFP)
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