Après la désignation de son candidat, la gauche est-elle en mesure de gagner en 2012 ?
Sondage ouvert le 17/10/2011
* sondage à valeur non scientifique Tous les sondages RTLCréé le 17/10/2011 à 11h20

François Hollande entouré de Harlem Désir, Manuel Valls, Ségolène Royal, Martine Aubry, Laurianne Deniaud et Laurent Fabius le 16 octobre 2011 au siège du PS à Paris / AFP / Thomas Samson
"Ce n'est que le premier jour d'un long chemin" : dès sa brillante victoire dimanche sur sa rivale Martine Aubry, François Hollande, désormais champion officiel du Parti socialiste pour la Présidentielle, a mis le cap sur 2012. Avec près de 57% de voix des quelque 3 millions de votants du deuxième tour de la primaire, le député de Corrèze a obtenu la "majorité large" qu'il sollicitait et qui sera la pierre angulaire du "rassemblement", son maître mot, que tous appellent désormais de leurs vœux. Mais le plus dur reste certainement à venir...
"Les leçons de 2007 ont été tirées et apprises", a noté le député de Corrèze dans un entretien à l'AFP dimanche soir. "Il n'y aura pas deux campagnes",
pas plus qu'une seule campagne "avec double commandement" comme lors de
la précédente présidentielle. Investie en 2006 dès le premier tour
d'une primaire réservée aux seuls adhérents PS avec un enviable 60%,
Ségolène Royal avait ensuite mené une campagne largement déconnectée du
parti que dirigeait François Hollande.
Soulagé par un grand écart
de voix avec Martine Aubry, alors que certains prédisaient des scores
étriqués, François Hollande s'est fait lyrique, désireux de "réenchanter le rêve français" ("Le rêve français" était le titre de son dernier opus, publié en août).
D'emblée,
le candidat investi pour 2012 a voulu se démarquer de cette solitude
avec l'effet "perron" : une grande photo de famille devant le siège de
Solférino, Royal et Aubry à ses côtés, et tout autour Montebourg, Valls,
Fabius, Désir... Une façon de gommer les derniers cahots d'une campagne
qui s'est achevée au bord de la crise de nerfs, même si François
Hollande s'est voulu imperturbable devant les ultimes assauts de sa
rivale ("flou", "candidat du système", usant de "mots de droite"...).
Outre ses 56,57% de voix - sur un totalisation encore partielle -,
François Hollande peut se flatter d'être arrivé en tête dans tous les
départements de métropole et d'outre-mer, hormis cinq restés fidèles à
la première secrétaire : Nord, Pas-de-Calais, Somme, la Seine-Maritime
de Laurent Fabius, et le Paris de Bertrand Delanoë, deux des éminents
soutiens de la maire de Lille.

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