Jean Petit : "Comment j'ai intégré la première Patrouille de France"

François Bayrou, président du Modem
Crédit : RTL / Caroline Doutre / AbacapressCrédit : Jean-Michel Aphatie
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Crédit : Armelle Lévy
"De très grandes craintes" pour l'euro
Interrogé pour savoir si "la fin de l'euro est possible", l'ancien candidat centriste à l'élection présidentielle a répondu : "Oui et je dis cela sans joie, et je dis cela avec de très grandes craintes, mais je pense que si on ne fait pas attention, on peut avoir de graves accidents".
"Je pense qu'il y a des milieux qui s'y préparent et le souhaitent. J'ai lu beaucoup de déclarations, y compris en Allemagne, de milieux qui sont des milieux de la banque allemande qui non seulement s'y préparent, mais envisagent cette hypothèse sans inquiétude", a jugé François Bayrou.
"Je ne sais pas si vous mesurez ce que cela signifierait pour nous tous", a ajouté le président du MoDem, fervent défenseur de la construction européenne et de la monnaie unique. "Je n'ai pas dit que la fin de l'euro était proche, même pas dit qu'elle était probable, j'ai dit qu'elle était possible si on multipliait les bêtises", a-t-il immédiatement précisé, en réponse aux questions des journalistes, tout en tempérant. "Je pense que l'euro est viable pourvu qu'il se dote d'une direction politique sérieuse et réactive".
Pas de "sentiment d'ouverture"
François Bayrou a par ailleurs pris la défense du nouveau ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, car "s'il est mission essentielle dans ce gouvernement, c'est bien celle-là".
"Je ne sais pas si Arnaud Montebourg réussira, il a lui-même émis avec prudence l'idée qu'on ne réussirait pas tout, on lui en a fait le reproche, moi, je ne lui en ferais pas le reproche. C'est vrai, il a raison", a-t-il ajouté. "Nous encaisserons certainement des échecs mais il faut tout tenter (...) y compris les solutions les plus audacieuses", avait déclaré Arnaud Montebourg, interrogé sur les menaces de fermetures de sites dans une interview au Journal du Dimanche, s'attirant les critiques de plusieurs responsables UMP.
Sur l'ensemble du nouveau gouvernement, le président du MoDem a émis un jugement balancé : "la parité bien, les nouveaux visages bien, le nombre un peu excessif par rapport aux engagements que François Hollande avait pris". Il a noté que "les courants du Parti socialiste étaient tous représentés sans exception". "De ce point de vue-là, le sentiment d'ouverture, - auquel (François Hollande) ne s'était pas engagé, je le reconnais -, n'est pas là". 
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10/04/2013 - 09h48
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