
Florence Lamblin est élue dans le XIIIe arrondissement de Paris
Crédit : Capture d'écran BFM TVCrédit : Raphaël Vantard
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Crédit : Christophe Ponzio
Soupçonnée d'avoir mis à disposition un compte en Suisse
Une vingtaine de personnes au total ont été interpellées en France et en Suisse dans cette affaire et plusieurs millions d'euros en espèces et biens de valeur saisis. En France, 17 individus ont été arrêtés en tout, soupçonnés d'être membres du réseau de trafic de stupéfiants, des blanchisseurs et des bénéficiaires de remises d'espèces, a expliqué le procureur de Paris. Trois responsables du réseau de blanchiment ont par ailleurs été interpellés à Genève. Deux ont été écroués dans la matinée.
A l'origine de cette affaire, une enquête lancée à Nanterre en février, et transférée à Paris, a mis au jour un réseau d'importation de cannabis entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne. Ce réseau avait déjà importé plus de huit tonnes de cannabis à cette époque et le produit de ce trafic était blanchi via "une machinerie complexe", selon le parquet.
Cette structure partait de l'organisateur du trafic de drogue en France qui remettait les bénéfices à des collecteurs de fonds qui les transmettaient à un collecteur central. Ce dernier payait les trafiquants espagnols et réinjectait la plus grande partie des fonds dans un circuit de blanchiment "orchestré depuis plusieurs années avec plusieurs membres de sa famille".
Ces espèces étaient remises à des clients souhaitant disposer d'argent liquide en France et ayant des comptes ouverts en Suisse dans une société financière "appartenant à la famille des blanchisseurs". "Les principaux protagonistes suspectés d'avoir organisé ce réseau sont des citoyens suisses de Genève et français de Paris, appartenant à la même famille d'origine marocaine", a précisé le ministère public genevois.
Ces sommes étaient in fine transférées sur des comptes bancaires à l'étranger pour revenir aux organisateurs du trafic. En France, ont été notamment saisis plus d'un million d'euros en espèces et deux photos d'art d'une valeur d'un million d'euros ainsi que des armes.
Florence Lamblin a nié samedi matin être liée à ce réseau, par l'intermédiaire de son avocat, qui a expliqué à RTL qu'il allait "demander un non-lieu au juge d'instruction".
La mairie prend ses distances
Le maire du XIIIe arrondissement de Paris, Jérôme Coumet (PS), a réagi samedi matin. "Au regard de la gravité des faits et constatant la mise en examen de Florence Lamblin, je lui ai demandé, sans préjuger de la suite judiciaire, de se mettre en retrait de ses fonctions d'élue", écrit-il dans un communiqué.
Yves Contassot, également élu vert dans la capitale, prend de son côté des précautions. "Je suis prudent, nous avons convenu d'en débattre avec elle dans les prochains jours", explique-t-il. "Elle considère qu'elle n'est pour rien dans cette affaire, donc j'attends d'avoir son point de vue. Je rappelle quand même qu'une mise en examen n'est pas une condamnation. Ni les élus ni les journalistes ne peuvent se substituer à la justice", conclut-il.
Les réactions à droite sont plus véhémentes, comme en témoignent les déclarations de Philippe Goujon, maire du XVème arrondissement de la capitale. "Comment une élue de la République peut-elle participer à ce genre de trafic ? C'est une affaire très grave", estime-t-il. "Les Verts baignent dans un climat permissif, demandent la légalisation de toutes les drogues, et la frontière entre ce qui est légal ou non s'estompe peut-être pour certains d'entre eux". Philippe Goujon conclut en appelant l'élue à "démissionner".
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10/04/2013 - 09h48
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