"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 16/02/2012 à 11h10

Le candidat du Nouveau Centre à l'élection présidentielle n'avait obtenu que 280 parrainages / AFP /
Alba Ventura vous l'a révélé EN EXCLUSIVITÉ jeudi matin dans ses "Carnets politiques". Sans surprise, Hervé Morin, candidat du Nouveau Centre à l'élection présidentielle, se retire de la course à l'Elysée. Il l'annonce dans une interview au "Figaro Magazine" à paraître vendredi. L'ancien ministre de la Défense explique qu'il n'a obtenu que 280 parrainages et qu'il n'a pas réussi à se faire connaitre, avec 1% à peine dans les sondages. Il explique que le contexte de crise economique l'a "rendu lucide". Il n'hésite pas une seconde à dire qu'il soutient Nicolas Sarkozy. C'est pourtant lui qui avait rédigé le livre "Arrêtez de mépriser les Français !", véritable réquisitoire contre l'actuel chef de l'Etat.
"Retrouver une démocratie équilibrée"
"Ma détermination ne doit pas tourner à l'obstination", déclare le président du Nouveau Centre dans "Le Figaro Magazine". L'ancien ministre de la Défense dit attendre de Nicolas Sarkozy, qui a déclaré sa candidature mercredi soir, "qu'il tire les conséquences des erreurs de ce quinquennat" pour retrouver "une démocratie équilibrée".
L'ancien ministre de la Défense affirme attendre du chef de l'Etat, désormais candidat, qu'"il tire les conséquences des erreurs de ce quinquennat" pour "retrouver une démocratie équilibrée". Il demande notamment l'introduction d'"une part de proportionnelle aux législatives".
Il explique que "dans ce contexte de crise, les Français n'ont pas eu forcément envie d'aller vers une candidature portée par un homme neuf issu d'un parti jeune qui n'existait que depuis quatre ans et qui n'est pas suffisamment reconnu aujourd'hui".
Hervé Morin a écrit jeudi aux militants et sympathisants du parti pour expliquer les raisons de son retrait de la présidentielle, disant comprendre leur "déception" et appelant à la construction d'une coalition avec l'UMP derrière Nicolas Sarkozy.
Sondages au point mort
Hervé Morin, qui ambitionnait d'aller "jusqu'au bout" malgré "les coups de couteau permanents" et "l'absence de solidarité et de solidité" au sein de son parti, tire les conséquences de sondages au point mort (1% d'intentions de vote en sa faveur au mieux) et d'une difficile collecte de parrainages. Dans son interview, il dénonce une "inégalité scandaleuse de traitement médiatique des candidats".
Le candidat disposerait pour l'heure de 280 promesses de signatures sur les 500 requises, selon Philippe Vigier, secrétaire général du Nouveau Centre.
Très critique depuis le début de la campagne d'Hervé Morin, le député Jean-Christophe Lagarde, numéro deux du Nouveau Centre, s'est réjoui mardi sur Twitter de la perspective de son désistement. "Enfin une bonne nouvelle pour notre parti, H. Morin cesse sa campagne qui nous a divisés et affaiblis. Reste à écrire l'avenir malgré le ridicule", écrit-il.
Selon "Le Figaro", Hervé Morin, qui avait été reçu le 20 janvier par Nicolas Sarkozy, a rencontré de nouveau le chef de l'Etat dimanche dernier.
Hervé Morin avait annoncé sa candidature le 27 novembre, après le retrait début octobre de Jean-Louis Borloo (Parti radical), son partenaire dans l'Alliance des Centres.
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