"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 13/02/2012 à 07h17

Nicolas Dupont-Aignan en décembre 2011 à Paris / AFP/P.Verdy
Le candidat souverainiste à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan voulait dénoncer "l'arnaque" de l'euro, à l'occasion du vingtième anniversaire de la signature du traité de Maastricht. Dans un supermarché lillois, il a donc rempli deux chariots "de la ménagère", l'un tel qu'il aurait été avant l'entrée en vigueur de l'euro il y a dix ans et l'autre après. "En dix ans", votre chariot "a fondu de plus de la moitié, a t-il constaté.
L'euro responsable des maux français
Nicolas Dupont-Aignan a démontré que "le passage du franc à l'euro (avait) facilité une hausse des prix scandaleuse" des produits de consommation courante : "+87% pour un kilo de pommes de terre, +116% pour les sacs poubelle", a-t-il donné en exemple, chiffes de l'Insee à l'appui.
Elle est là, l'arnaque de l'euro", a-t-il lancé à la presse et aux quelques clients du supermarché.
S'insurgeant contre "ceux qui disent aujourd'hui que la sortie de l'euro provoquerait l'inflation", le député-maire d'Yerres (Essonne) a réclamé un "vrai débat" en France pour sortir de la "propagande effrénée" et "grotesque" contre les candidats qui proposent un retour au franc, alors que plus d'un tiers des Français souhaitent sortir de l'euro selon lui.
"C'est l'euro (...) qui nous plonge dans une récession impressionnante et qui entraîne la pauvreté de masse", a encore dit le candidat à la présidentielle. En sortir "sera une délivrance", a-t-il ajouté.
Fustigeant le traité de Maastricht et une "Allemagne qui dicte une politique de régression sociale" à la France, M. Dupont-Aignan a réaffirmé sa volonté de "renégocier tous les traités" européens pour "changer radicalement l'Europe" et "retrouver notre liberté de pouvoir vivre dignes".
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